France 25695

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BREVET D’INVENTION DE QUINZE ANS,

En date du 9 mars 1860,

Au sieur LAGRÈZE, à Paris,

Pour des perfectionnements apportés aux armes à feu dites révolvers.

Pl. XIII.

Ces perfectionnements ont rapport aux moyens d’établir à la fois, sur le même mécanisme, la faculté d’armer les révolvers indifféremment, soit par le chien comme dans les armes à feu ordinaires, soit la détente, ainsi qu’on opère plus nouvellement, en épuisant successivement et sans interruption le nombre des coups du tonnerre par la seule manœuvre de cette détente.

Ils consistent aussi dans une disposition de porte permettant, contre la partie postérieure du tonnerre, d’en dégager les ouvertures à volonté pour y introduire ou pour en retirer les cartouches.

Ils ont encore pour objet:

1º Une disposition relative à la baguette destinée à repousser les cartouches ou à décharger le révolver;

2º Diverses modifications et simplifications du mécanisme;

3º Une disposition toute nouvelle du grand ressort et son application à des fonctions multiples.

Je vais, pour faciliter l’intelligence de cet examen, en donner le détail explicatif et indiquer la marche et l’effet des pièces principales qui composent mon système.

La figure 1, pl. XIII, est la vue verticale et longitudinale d’un pistolet-révolver établi d’après ces perfectionnements; la plaque de recouvrement est supposée enlevée pour laisser à nu le mécanisme.

La figure 2 en est la vue par le bout postérieur, en section passant par la ligne 1-2, et le chien supposé retiré.

La figure 3 en est la vue extérieure par le bout opposé, du côté du canon.

Les figures 4 et 5 montrent les différentes modifications que j’apporte dans le mécanisme proprement dit et dans l’emploi et la disposition du grand ressort.

Sur le coffre ou pièce fixe principale A, qui fait corps avec le canon B et la pièce de sous-garde C, et qui se relie d’autre part à la crosse D au moyen de vis, sont fixés les centres d’oscillation respectifs a et b du chien E, dont la base forme la noix, et de la détente F qui le commande.

La partie supérieure de cette dernière est fendue longitudinalement en forme de bifurcation, pour recevoir par articulation une petite bielle e terminée en forme de crochet, à l’effet de s’agrafer dans une contrepartie formée sous la noix et d’entraîner ainsi dans son mouvement le chien E, dont le nez traverse le montant A’ qui forme la culasse, pour venir s’abattre sur la capsule disposée au fond de la cartouche.

La noix est pourvue de deux crans o dans lesquels s’engage successivement, pendant le mouvement de commande de la détente F, la gâchette ou cliquet d oscillant dans un évidement formé à cette partie de la pièce principale A, et qu’un ressort e presse constamment contre ladite noix. Lorsque les pièces E et F sont dans leur position extrême pour l’armement, l’extrémité de ce cliquet vient butter contre le fond de la bifurcation de la détente, ce qui comprime son ressort e et l’éloigne des crans d’arrêt o. Comme dans cette position extrême la bielle c se trouve également dégagée de la noix, celle-ci ou plutôt le chien E se trouve abandonné à la seule force de détente du grand ressort G, relié à ladite noix excentriquement par l’intermédiaire de la chaînette f, ce qui détermine sa chute et la percussion sur la capsule à fulminate de la cartouche qui se trouve en correspondance.

Si au lieu d’armer par la détente F, on redresse à la main et en arrière le chien E jusqu’à ce que le second des crans d’arrêt o se trouve en rapport avec la gâchette, le fond intérieur de la détente n’ira pasjusqu’à heurter la gâchette d, qui maintiendra alors le chien dans cette position jusqu’au moment où, par un mouvement du doigt sur la détente, le dégagement du cliquet aura lieu et par suite la chute du chien, comme dans le cas précédent.

Après la percussion, un ressort g’ ramène la pièce de commande c et par conséquent la détente F dans leur position primitive, c’est-à-dire à l’état de repos.

Pour commander simultanément le tonnerre H et lui imprimer chaque fois un mouvement de rotation qui lui fasse présenter exactement, en regard du canon d’une part et du chien de l’autre, une nouvelle chambre de chargement, c’est-à-dire une nouvelle cartouche, j’ai adapté à oscillation, sur le côté de la détente et excentriquement, un levier g dont la partie supérieure a pour fonction de repousser d’une dent un disque à rochet i formé par la partie centrale et postérieure saillante du tonnerre. Lorsque celui-ci a par ce mouvement amené l’une de ses ouvertures K dans la position voulue, un menton ou bossage m, formé par la partie inférieure du même levier g vient précisément s’engager dans l’un des crans d’arrêt m’ pratiqués à cet effet sur la circonférence du tonnerre, ce qui le maintient rigoureusement dans cette position jusqu’après la percussion. Ces mouvements se répètent nécessairement de la même manière pour chaque coup de feu du révolver.

La figure 2 fait voir la porte p rappelée par un ressort gå et figurée dans la position ouverte que j’établis sur l’un des côtés de la culasse ou montant fixe A’, pour dégager sur ce point les chambres Kdu tonnerre, et permettre la manœuvre du chargement et du déchargement. Cette porte est pourvue d’une saillie par laquelle on la saisit au moyen du pouce de la main droite.

La figure 3 montre la disposition de la baguette K’ mobile dans une coulisse formée par la partie supérieure d’une pièce q oscillant sur la face antérieure de la plaque principale A, et venant s’appliquer directement sur l’axe du tonnerre. En inclinant cette pièce comme l’indique le tracé, point où elle est limitée dans sa course par un goujon d’arrêt établi à sa base, cette coulisse présente la baguette K’ parfaitement au centre de l’ouverture K correspondante du tonnerre. Dans cette position, on peut faire fonctionner ladite baguette aussi profondément qu’il est nécessaire dans chacune des chambres K, et même jusqu’au delà de ces dernières, suivant le besoin de l’opération.

Dans la figure 4, nous avons modifié le mécanisme d’une manière toute particulière, en y apportant de notables simplifications. Dans une échancrure faite exprès à la partie supérieure de la détente Fse loge un levier foscillant sur l’axe b, et auquel se rattache par articulation la bielle c, articulée elle-même avec la noix ou partie inférieure du chien E, au delà de laquelle elle se prolonge pour recevoir l’extrémité du ressort G, c’est-à-dire pour remplir l’office de la chaînette employée dans le système ordinaire.

La tête de la piècefforme une saillie très-accusée, sous laquelle vient, à l’état de repos, butter la came o d’un excentrique logé dans un évidement de la détente F, et dont l’axe traverse cette dernière. Sans la présence de cette came, la détente oscillerait sous la pression du doigt sans entraîner le levier f, et par conséquent sans commander le mécanisme du chien. Mais, pendant cette pression, la buttée de la came o fait opérer au chien E un mouvement en arrière, jusqu’à ce qu’une seconde came o’, formée par le même excentrique, vienne heurter contre la base du coffre A. A ce moment, la pression de la came o’ fait basculer l’excentrique, ce qui dégage la came o de la saillie du levier f; et la bielle c étant dès lors livrée à la seule puissance du ressort G, celui-ci rabat le chien contre la culasse A’. La détente, ramenée aussitôt par l’effet du même ressort à sa position première, replace la came o sous la tête du levier f, par l’action d’un ressort s qui repousse l’excentrique, et le mécanisme est prêt à s’armer de nouveau.

Si, au lieu d’armer par la détente, on redresse le chien à la main, les mouvements précipités se répètent; mais la détente F n’oscille pas jusqu’à la rencontre de la came o’ avec la base du coffre A, ce qui permet à une troisième came o² dudit excentrique, vue en ponctué, de s’interposer sous la partie antérieure saillante d de ladite platine, pour former ainsi un point d’arrêt. Le mécanisme reste dans cette position jusqu’à ce qu’une pression exercée sur la détente F fasse basculer comme précédemment l’excentrique, d’où résulte la chute du chien et la percussion.

On remarque que par ces nouvelles dispositions la gâchette d et la chaînette f de l’exemple fig. 1 sont supprimées.

Dans la figure 5, le grand ressort G est formé d’une bande d’acier recourbée en forme d’U, et logée à l’intérieur de la sous-garde C. Ici ce ressort a deux fonctions: d’abord celle de déterminer comme à l’ordinaire la chute brusque du chien et sa percussion, ensuite celle de rappeler la détente F à sa position primitive. A cet effet, il se rattache d’une part à l’extrémité d’une pièce d terminée en forme de crochet, pour commander un levier f dont l’axe d’oscillation est porté par la base de la noix, et dont la branche inférieure vient s’engager dans une encoche formée à la partie correspondante de la détente F, afin d’en recevoir la communication de mouvement. D’autre part, le ressort G se relie à une chaînette f’, articulée excentriquement avec la détente.

En actionnant le mécanisme par cette dernière, on conçoit que les mêmes effets ne se produisent que quand la détente F est arrivée à fin de course; la branche inférieure du levierfs’échappe de l’encoche qui la retenait, ce qui laisse les pièces d et f, et par conséquent le chien E, à la seule action du ressort G.

Pour armer par le chien et arrêter le mécanisme dans cette position, on peut y adapter le système de gâchette décrit dans l’exemple représenté fig. 1, comme le montre la figure 5.

France 197423 add

2º ADDITION en date du 16 avril 1890.

(Extrait.)

Pl. VII, fig. 79 à 94.

Cette seconde addition a pour objet les perfectionnements décrits ci-après, et de bien préciser les quelques revendications principales que nous avons faites dans ledit brevet, ainsi que dans la première addition, et de les compléter au sujet de plusieurs applications spéciales que la pratique nous a fait reconnaître.

Fig. 79 à 83, cartouches-projectiles, dans lesquelles le fulminate qui compose la charge de la cartouche est renfermé dans une capsule métallique ou autre matière résistante convenable, qui fait une saillie prononcée en arrière du projectile P, dans lequel ladite capsule C est logée en partie.

Cette capsule renfermant la charge de fulminate peut remplacer la charge de l’une quelconque des cartouches-projectiles décrites dans le brevet et dans la première addition, de même que le brevet nº 175797, dans celui 164456, ainsi que dans celui 149433 et dans les additions à chacun de ces trois brevets, en sorte que les cartouches-projectiles ainsi composées peuvent être employées au lieu et place de ces mèmes cartouches.

La capsule C peut être, soit fixée et sertie d’avance dans le projectile, ou elle peut être fixée dans son logement au moment du tir, de même que pour les autres cartouches-projectiles que nous avons décrites dans le brevet et dont la charge se compose d’une capsule, fig. 1, 2, 4 et 5 du brevet, dans lesquelles la capsule est logée entièrement dans le projectile.

Pour assurer la tenue de la capsule dans la partie arrière du projectile et faciliter la pose de cette capsule au moment du tir, soit que ladite capsule soit logée entièrement dans le logement pratiqué à l’arrière du projectile, soit qu’elle soit logée partiellement dans ce logement et qu’elle fasse, par suite, saillie à l’arrière du projectile, le trou ou logement de la capsule porte des cannelures, fig. 8o, longitudinales ou obliques, qui existent sur toute la circonférence ou sur une partie seulement de la circonférence de ce trou.

Ces cannelures sont évasées ou refoulées facilement par la capsule que l’on peut introduire à la main, et elles maintiennent suffisamment cette capsule dans son logement, pour permettre de la tirer dans une de nos armes ou dans toute arme analogue.

La forme des projectiles peut être quelconque, et la butéc dans l’arme, pour assurer l’inflammation du fulminate sous le choc du percuteur, peut avoir lieu, soit par la partie avant du projectile, fig. 79, avec emploi de la capsule faisant saillie à l’arrière et sertie d’avance dans le projectile, et aussi avec emploi d’une capsule faisant saillie à l’arrière, fig. 79, oulogée entièrement dans le projectile, pour le cas de la pose de l’amorce ou capsule au moment du tir, dans un logement cannelé, décrit pour la figure 80 ou non cannelé; l’avantage de cette disposition étant principalement de posséder séparément des projectiles et des armures que le tireur réunit au moment qui lui convient le mieux, pour utiliser la cartouche ainsi composée dans un tir inoffensif ou dans un tir d’exercice, suivant la composition et la charge de la cartouche.

La butée du projectile dans l’arme peut également avoir lieu par le bourrelet B placé à la partie arrière, fig. 81, ou par la réunion de la partie avant du corps de la cartouche ou du projectile avec le bourrelet, pour former une surface tronconique à génératrice droite, fig. 82, ou courbe, fig. 83, ou par un autre endroit intermédiaire sur une longueur du corps C’ de la cartouche.

Tout ce qui précède s’applique d’ailleurs à toutes les cartouches-projectiles que nous avons décrites dans le brevet et dans la première addition, qui ne sont pas encore mentionnées dans cette seconde addition, telles que: fig. 3, 6 à 10, fig. 57 à 63 bis; et tout ce qui a été décrit et revendiqué dans ces deux documents, au sujet de ces diverses cartouches-projectiles, s’applique également au cas de l’emploi d’une capsule faisant saillie ou non à l’arrière du projectile, sertie d’avance dans cedit projectile, de même qu’au cas d’une capsule faisant ou non saillie à l’arrière du projectile, et rapportée ou placée dans son logement par le tireur, au moment du tir ou avant, si tel est son désir, conformément à ce qui a été décrit précédemment.

Les cartouches-projectiles munies d’une capsule faisant saillie à l’arrière du projectile pouvant d’ailleurs être, dans chaque cas de la pose de cette capsule, soit placées dans la chambre de l’arme avant l’introduction de l’obturateur, ou être placées à l’extrémité dudit obturateur avant sa pénétration dans l’arme.

Nous avons reconnu que les divers logements pratiqués à l’arrière des projectiles pour y loger directement le fulminate, dispositions que nous avons décrites et représentées spécialement pour les cartouches-projectiles, fig. 1, 3, 5 à 10 et fig. 57 à 63 bis, donnent d’excellents résultats, mais que pour obtenir un tir absolument précis et exempt d’inconvénients, lorsque la charge du fulminate est relativement forte, eu égard au diamètre du projectile, ce qui est le cas, par exemple, de nos cartouches-projectiles calibre 5mm 6, qui sont tirées à 30 mètres dans les armes de même calibre que celles qui tirent les cartouches actuelles à double culot métallique (bosquette ou autres similaires) il faut que le logement du fulminate ait la forme d’une cuvette plus ou moins profonde par rapport à son diamètre, c’est-à-dire que le logement doit aller en augmentant régulièrement depuis le fond jusqu’à sa partie arrière, et que la matière qui compose le projectile ne soit pas rabattue, ni ne forme bourrelet saillant sur le prolongement de la surface intérieure du logement du fulminate comprimé, la cartouche finie.

Nous obtenons également un bon tir lorsque ces dernières conditions ne sont pas exactement remplies lors de la compression du fulminate; mais ce tir est un peu moins précis que celui qui est obtenu en suivant les prescriptions indiquées ci-dessus, et que nous avons cru devoir décrire dans cette seconde addition, à l’appui des descriptions que nous avons faites dans le brevet et dans la première addition, afin de bien faire connaître que notre système de cartouche-projectile, avec logement direct du fulminate dans la partie arrière du projectile, est parfaitement praticable et donne d’excellents résultats, dans tous les cas d’emploi des diverses cartouchesprojectiles que nous avons décrites et représentées dans le brevet et dans la première addition.

Les divers obturateurs dont nous avons réclaméla propriété dans le brevet et dans la première addition pénètrent tous dans la partie arrière de la chambre de l’arme, ou dans une douille qui remplit l’office de cette chambre, pour obturer les gaz dus à l’explosion de la charge de la cartouche; or, quelles que soient les dispositions des mécanimes qui peuvent être employés pour obtenir la fermeture de la culasse, en réalisant la pénétration de l’obturateur dans la chambre, les mêmes mécanismes sont également applicables forsque l’obturateur métallique à paroi dilatable, ou autres obturateurs décrits par nous dans les documents signalés ci-dessus, est porté par le canon de l’arme sur lequel il est fixé.

Dans ce cas, la tête mobile de l’arme, ou la pièce servant à fermer la culasse, ou enfin une pièce portée par la tète mobile, enveloppe ledit obturateur, de telle sorte que, lors de l’inflammation de la charge, la pression des gaz applique la paroi de l’obturateur contre l’intérieur de la pièce qui l’enveloppe, afin d’obturer les gaz. Cette pièce-enveloppe remplit ainsi, à ce moment, le même rôle que la partie arrière du canon de l’arme, lorsque l’obturateur mobile, porté par le mécanisme de fermeture de la culasse, pénètre dans la chambre.

Tout ce qui a été dit, représenté et revendiqué dans le brevet et dans la première addition, concernant l’obturation des gaz à l’arrière d’une arme à feu, avec le cas de l’obturateur mobile pénétrant dans la chambre du canon de l’arme (ou de la douille mobile ou de la douille amovible), s’applique également dans les mêmes conditions d’emploi et de tir, au cas de l’obturateur fixé sur le canon de l’arme (ou sur la douille mobile ou sur la douille amovible), qui est alors enveloppé par une pièce de fermeture de la culasse, quelles que soient d’ailleurs la disposition et le fonctionnement du mécanisme de fermeture qui est employé.

Nous indiquons, fig. 84, à titre d’exemple, l’application d’un obturateur fixé sur le canon d’une arme à verrou, avec aiguille indépendante de la pièce-enveloppe de l’obturateur, et obturation des gaz autour de ladite aiguille percutrice, conformément à ce que nous avons déjà décrit dans le brevet et dans la première addition.

O, obturateur métallique à paroi mince extensible, fixé sur le canon C.

B, enveloppe de l’obturateur portée par la tête mobile D de l’arme.

V, verrou.

S, aiguille percutrice indépendante de l’enveloppe B, et dont le guide 1, faisant corps avec l’enveloppe B, est suffisamment long pour maintenir la cartouche M dans sa position normale.

Le verrou V, étant ramené en arrière, fait dégager l’obturateur O de son enveloppe B, ce qui permet d’introduire la cartouche M dans la chambre de l’arme, qui est alors comprise entièrement ou partiellement dans la longueur de l’obturateur O et de la partie qui sert à le fixer sur le canon C.

On voit, par ce qui précède, qu’on obtient ainsi une chambre suffisante en arrière de la cartouche, pour que les gaz puissent s’y détendre lorsqu’ils sont très brisants, ainsi que cela est le cas avec l’emploi du fulminate ou des poudres fulminantes.

Le canon de l’arme peut être considéré, soit comme fixe invariablement avec la crosse, ou comme étant mobile par rapport à la crosse considérée alors comme fixe. Chacun de ces deux cas généraux exigeant des mécanismes différents pour obtenir la fermeture hermétique de la culasse, afin de pouvoir tirer nos diverses cartouches ou toute autre cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible, nous employons les dispositions décrites plus loin, pour arriver au résultat voulu de la pénétration de l’obturateur mobile dans la chambre du canon de l’arme ou celle de l’obturateur fixé au canon, ou à la douille amovible ou à la douille mobile, dans la pièce-enveloppe portée par le mécanisme de fermeture de la culasse.

Lorsque le canon de l’arme peut être considéré comme fixé avec la crosse, la pénétration de l’obturateur porté par le mécanisme de fermeture dans la chambre de l’arme, ou la pénétration de l’obturateur porté par le canon dans la partie avant le mécanisme mobile de fermeture de la culasse, pour obtenir dans chaque cas la fermeture hermétique de ladite culasse, peut être réalisé par un procédé quelconque.

Nous indiquons, à titre d’exemples, les dispositions suivantes dont nous revendiquons particulièrement les applications, en répétition ou en plus des revendications que nous avons déjà faites dans le brevet et dans la première addition:

1º Par un mouvement en avant, suivant l’axe du canon, de tout l’ensemble du mécanisme de fermeture de la culasse, ainsi que cela existe dans les armes à verrou ou dérivant du verrou fusil Gras, par exemple.

Fig. 84, application de ce principe de fermeture de la culasse avec obturateur fixé au canon;

2º Par un mouvement de rotation plus ou moins étendu du porte-obturateur ou du porte-enveloppe, autour de son axe longitudinal, analogue à celui d’une vis, combiné avec un mouvement de rotation autour d’un axe, de l’ensemble du mécanisme de fermeture de la culasse, pour permettre de dégager suffisamment la culasse afin d’y introduire la cartouche.

L’axe de rotation de l’ensemble du mécanisme ou bloc de fermeture de la culasse pouvant d’ailleurs être placé dans une position quelconque, par rapport au plan de symétrie de l’arme passant par l’axe du canon de l’arme et par celui de la hausse, quelles que soient d’ailleurs la disposition du mécanisme de fermeture de la culasse et la position dudit axe sur l’ensemble de ce mécanisme.

Nous indiquons, fig. 85 et 86, à titre d’exemples, l’application de cette commande de l’obturateur ou de son enveloppe, suivant le cas, avec deux dispositions du mode de rotation du bloc de fermeture de la culasse.

C, canon de l’arme fixé avec la crosse.

O, obturateur mobile, pénétrant dans la chambre du canon.

B, porte-obturateur portant une vis à un ou à plusieurs filets continus, d’un pas tel que l’obturateur O rentre de la quantité voulue dans le bloc D, lorsque la poignée Ldu levier de commande de la vis du porte-obturateur B a décrit l’angle xyz, réglé dans chaque cas de la disposition d’ensemble de l’arme, pour permettre d’ouvrir la culasse afin d’introduire la cartouche dans la chambre du canon; l’angle xy z réglé à environ 135 degrés donne un bon résultat, mais on peut régler ledit angle à un autre nombre de degrés M, axe autour duquel le bloc D tourne pour ouvrir la culasse. Dans la figure 85 le bloc D se relève, tandis que dans la figure 86 ledit bloc D tourne d’un quart de tour environ, et se place en tra vers.

Après que la cartouche a été introduite dans la chambre, on remet le bloc D à la position indiquée sur le plan, après quoi, on agit sur le levier L dans la direction zyx, pour faire pénétrer l’obturateur O dans la chambre de l’arme.

La direction du mouvement du levier L varie avec la direction du pas des filets de la vis du bloc du porte-obturateur B.

P, percuteur de l’arme, dont la pointe p agit sur l’aiguille percutrice S que porte le porte-obturateur. Cette aiguille, indépendante de l’obturateur O, est ramenée en arrière au moyen d’un ressort R. L’obturateur O peut être également libre dans le porte-obturateur, mais il est alors limité dans son déplacement longitudinal qui a lieu sous le choc du percuteur.

Dans ce cas, l’aiguille percutrice est fixée dans l’obturateur O, fig. 87.

L’axe Mdu bloc D de la figure 85 peut être également placé sur le côté du canon, parallèlement ou obliquement au plan de symétrie de l’arme, ou encore être placé en avant en M’ ou en arrière en N, ou occuper une autre position quelconque convenable permettant d’ouvrir la culasse.

3º Au moyen de mouvements de translation et de rotation successifs puis combinés du porte-obturateur, ainsi que cela a lieu pour la fermeture à vis échancrée des culasses des canons de campagne ou autres de l’armée française.

Dans ce cas, l’obturateur ou l’enveloppe de l’obturateur, suivant le cas, libre ou non dans le sens de la rotation dans le bloc qui le porte, est placé dans son logement à l’arrière de l’arme, au moyen d’un mouvement rectiligne en avant, puis d’un mouvement de rotation autour de son axe, limité à une fraction de la circonférence, soit 1/6 par exemple, si les échancrures des filets de vis, qui sont généralement égales aux pleins, sont de 1/6 de la circonférence, mouvement de rotation qui produit également un mouvement combiné de translation rectiligne, par le fait de la pénétration du filet de vis du bloc de fermeture dans ceux qui sont pratiqués à l’arrière de l’arme, dans le logement dudit porte-obturateur. L’aiguille percutrice est fixée dans l’obturateur ou dans l’enveloppe dudit obturateur, forsque cet organe est libre dans le bloc qui le supporte, bien que limité dans sa course et qu’il reçoit le choc du percuteur.

Lorsque l’obturateur ou l’enveloppe est fixé avec le porteobturateur ou porte-enveloppe suivant le cas, ou qu’il est libre seulement dans le sens de la rotation autour de son axe, l’aiguille percutrice est indépendante de l’obturateur ou de l’enveloppe, et elle reçoit le choc du percuteur.

Le tout étant d’ailleurs, dans chaque cas, disposé comme nous l’avons décrit précédemment et représenté fig. 85 à 87 dans le brevet ainsi que dans la première addition. Le bloc de fermeture peut être indépendant ou relié avec un support à charnière qui permet d’ouvrir la culasse, ainsi que cela existe dans les canons français.

L’ensemble peut être également disposé comme fig. 85 et 86, dans lesquelles le bloc à vis échancrée remplace le bloc à vis à filets continus; en sorte que tout ce qui a été dit et représenté fig. 85 à 87 s’applique aussi au cas de la vis échancrée.

Dans la figure 88, l’obturateur O porté par le bloc B pénètre dans la chambre du canon de l’arme C; la tranche arrière du canon est espacée suffisamment du support R qui est fixé avec la bascule 1, le bloc porte-obturateur Best maintenu dans le support R au moyen de la vis à filets échancrés.

L’espace qui existe entre la tranche arrière du canon et la partie avant du support fixe R, doit être suffisant pour permettre d’introduire la cartouche dans l’àme du canon. Tout ce qui a été dit pour les figures 85 à 87, au sujet du mode de percussion et de l’aiguille percutrice, s’applique également au cas de la figure 88.

4º Par un mouvement de translation rectiligne du bloc qui porte l’obturateur ou l’enveloppe de l’obturateur, suivant le cas, combiné avec un mouvement de rotation de l’ensemble du mécanisme de fermeture de la culasse, autour d’un axe placé dans une position quelconque par rapport au plan de symétrie de l’arme.

Cet axe peut être placé à une distance quelconque de la tranche arrière du canon, mais il faut que la fermeture de la culasse puisse avoir lieu par le mouvement en avant de l’obturateur ou de l’enveloppe, dans la direction de l’axe du canon ou dans une direction suffisamment approchée, mouvement en avant qui peut, à la limite, se combiner et se confondre avec un mouvement circulaire seulement de l’ensemble du mécanisme.

La figure 74 de la première addition est, par exemple, de l’application de cas spécial, avec l’obturateur pénétrant dans la chambre de l’arme.

La figure 35 du brevet et la figure 75 de la première addition s’appliquent à ce quatrième cas. Il en est de même de ce qui a été dit et représenté fig. 85 à 87, en remplaçant la vis à filet continu par le bloc, fig. 35 et 75 désignées cidessus, bloc qui est commandé par un excentrique circulaire pour ouvrir ou pour fermer la culasse bloc, sur lequel peut être fixé soit l’obturateur, lorsque celui-ci pénètre dans la chambre de l’arme, soit l’enveloppe de l’obturateur lorsque ledit obturateur est fixé sur le canon, quelle que soit d’ailleurs dans chaque cas, comme pour tout ce qui précède, la disposition de l’obturateur qui est employée, et dont nous avons revendiqué la propriété au brevet et dans la première addition, de même que dans les brevets antérieurs 149433, 164456 et 175797, en combinaison avec nos cartouches-projectiles et cartouches-vitesse, ou de toute cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible.

Lorsque le canon de l’arme est mobile par rapport à la crosse de l’arme considérée comme fixe, la pénétration de l’obturateur, porté par le mécanisme de fermeture de la culasse dans la chambre de l’arme, ou la pénétration de l’obturateur porté par le canon dans la partie avant du mécanisme mobile de fermeture de la culasse, pour obtenir dans chaque cas la fermeture hermétique de la culasse, peut être réalisée par un procédé quelconque.

Nous indiquons, à titre d’exemples, les dispositions suivantes, dont nous revendiquons particulièrement les applications en répétition ou en plus des revendications que nous avons déjà faites dans le brevet et dans la première addition.

Pour ouvrir la culasse, le canon peut être animé des mouvements suivants:

1º D’un mouvement de translation suivant son axe, qui peut être réalisé au moyen de dispositions mécaniques quelconques, comme par exemple celle employée dans les pistolets du système Reinette de Paris, qui est bien connue des armuriers et des tireurs, ou en utilisant un excentrique dont l’axe se trouve dans le plan de symétrie de l’arme ou dans un plan parallèle, et qui agit dans un châssis fixé au canon ou sur deux tenons, ou une vis à filets échancrés, reliée convenablement avec le canon et agissant dans un écrou fixé avec la crosse, ou réciproquement analogue à ce que nous avons décrit précédemment, pour le troisième cas de la fermeture de la culasse avec canon fixé à la crosse; ou encore une vis à filet continu installée comme celle à filets échancrés:

2º D’un mouvement de translation suivant son axe, combiné avec un mouvement de rotation autour du même axe ou autour d’un axe parallèle, ce qui peut être réalisé au moyen d’une vis à filet continu commandée par le canon et reliée convenablement avec lui; ou encore en utilisant de même une vis à filets échancrés, analogue à ce que nous avons décrit pour le troisième cas de la fermeture de la culasse avec canon fixé à la crosse;

3º D’un mouvement de rotation autour d’un axe placé dans un plan perpendiculaire au plan de symétrie de l’arme; tel est le cas, par exemple, des fusils Lefaucheux ou autres en dérivant;

4º D’un mouvement de rotation autour d’un axe perpendiculaire à la direction de l’axe du canon, et placé dans le plan de symétrie de l’arme, autour d’un axe parallèle à la direction de ce premier axe. Plusieurs fusils ont été fabriqués suivant cette disposition;

5º D’un mouvement de rotation autour d’un axe parallèle à celui du canon, d’une amplitude suffisante pour que la chambre du canon soit découverte par le côté de la batterie, de manière à permettre d’introduire la cartouche dans ladite chambre. Plusieurs fusils ont été fabriqués suivant cette disposition. Les fusils à tonnerre multiple (genre revolver), de même que les revolvers, sont compris dans cette catégorie;

6º D’un mouvement de translation latérale, parallèlement à l’axe du canon, et quelle qu’en soit la direction par rapport au plan de symétrie de l’arme.

Nous indiquons ci-après, à titre d’exemples d’application, plusieurs dispositions qui sont respectivement applicables dans les divers cas du mouvement du canon de l’arme indiqués cidessus.

C, fig. 89 et go, canon se déplaçant longitudinalement suivant son axe pour ouvrir la culasse de la quantité voulue, permettant d’y introduire la cartouche.

O, obturateur qui pénètre dans la chambre du canon C, fig. 89, et qui pénètre dans l’enveloppe E, fig. 9o. L’obturateur 0, fig. 89, et l’enveloppe E, fig. 90, sont fixés avec le support M qui fait partie de la bascule N, ou qui est fixé avec elle.

Le percuteur Pagit sur l’aiguille S qui est libre dans l’obturateur O ou dans l’enveloppe, et les gaz sont obturés suivant l’un des procédés que nous avons décrits précédemment et dans le brevet ainsi que dans la première addition.

Le mécanisme de commande du canon, pour produire son déplacement longitudinal, peut être quelconque et, par exemple, analogue à l’un quelconque de ceux que nous avons indiqués précédemment, pour les cas des mouvements du canon nºˢ 1 et 2, auxquels les figures 89 et go sont applicables.

Dans chacun de ces cas, l’obturateur, fig. 89, ou l’enveloppe, fig. 90, peuvent être également indépendants du support M et être mobiles dans la direction de leur axe. L’aiguille percutrice peut être alors fixée dans ces parties, sur lesquelles le percuteur Pagit pour produire l’inflammation du fulminate de la cartouche, ainsi que cela est représenté fig. 91, pour le cas d’une aiguille fixée dans l’obturateur O pénétrant dans la chambre de l’arme

V, vis limitant la course de l’obturateur O.

C, fig. 92 et 93, canon de l’arme, se déplaçant pour permettre d’introduire la cartouche dans la chambre, suivant l’un quelconque des mouvements décrits précédemment de 1º à 6º.

O, obturateur pénétrant dans la chambre de l’arme, fig. 92, et pénétrant dans l’enveloppe E, fig. 93.

L’obturateur 0, fig. 92, et l’enveloppe E, fig. 93, sont fixés avec la pièce B porte-obturateur ou porte-enveloppe, qui porte une vis à filet continu et qui fonctionne pour faire pénétrer l’obturateur dans la chambre de l’arme ou dans celle de l’enveloppe, conformément à ce qui a été expliqué, fig. 85 et 86.

Pour les mouvements du canon nº 1 et 2, le canon C se déplace d’une partie de la course nécessaire, afin de permettre de charger l’arme, l’autre partie de la course étant effectuée par le porte obturateur B.

Pour les mouvements du canon nº 3 à 6, le porte-obturateur B doit effectuer la course voulue pour dégager l’obturateur de son logement, afin que le mouvement du canon puisse se produire dans chaque cas.

La disposition représentée fig. 86 peut être également employée avec chacun des mouvements nº 1 à 6, et dans les mêmes conditions générales que celles représentées fig. 92 et 93.

La vis à filet continu du porte-obturateur B, fig. 92, ou du porte-enveloppe B, fig. 93, suivant le cas, peut être remplacée pour chaque mouvement du canon ou pour une vis à filets échancrés, ainsi que nous l’avons décrit particulièrement par le mouvement nº 3 du porte-obturateur, correspondant au cas du canon fixe par rapport à la crosse, et ce, aussi bien pour les dispositions, fig. 92 et 93, que pour celle de la figure 86.

De même, le porte-obturateur B, fig. 92, ou le porte-enveloppe B, fig. 93, peut être remplacé par le bloc A et sa commande de la figure 35 du brevet, ou par celui A et sa commande de la figure 75 de la première addition, bloc qui est muni dans chaque cas de l’aiguille percutrice qui lui correspond, soit aiguille mobile pour le cas de la figure 35, et aiguille fixe dans celui de la figure 75.

Le bloc A et sa commande, fig. 35 et 75, peut être également employé avec la disposition de la figure 86, en remplacement du porte-obturateur portant une vis à filet continu.

L’excentrique E des figures 35 et 75 désignées ci-dessus, commandé par le levier L, est alors maintenu, pour les cas des figures 92 et 93, dans la pièce fixe Mreliée à la bascule de l’arme, et, pour le cas de la figure 86 dans le bloc D. La manœuvre se fait dans chaque cas, ainsi que cela a été décrit précédemment dans le brevet et dans la première addition.

Toutes les combinaisons d’aiguilles percutrices et d’obturateurs, en combinaison les unes avec les autres, qui ont été décrites précédemment dans le brevet ainsi que dans la première addition, sont applicables aux cas des figures 92, 93 et 86, avec les divers mécanismes décrits précédemment, produisant le mouvement en avant de l’obturateur ou du porteobturateur, pour le cas du canon mobile par rapport à la crosse considérée comme fixe, de même que pour les diverses dispositions décrites précédemment pour le cas du canon fixé avec la crosse.

Tout ce qui a été dit et représenté dans le brevet et dans la première addition, au sujet de l’obturation des gaz à l’arrière d’une arme à feu, tirant des cartouches-projectiles ou des cartouches-vitesse ou encore des cartouches combustibles ou pouvant être assimilées à des cartouches combustibles, s’applique et complète les diverses descriptions et dispositions générales et de détails analogues, que comprend cette seconde addition, qui forme ainsi un tout indissoluble avec notre brevet et la première addition, auxquels il faut se reporter pour tout ce qui, dans cette seconde addition, ne paraîtrait pas suffisamment explicite, aussi bien pour la description que pour le plan.

De même, les diverses dispositions et descriptions de cette seconde addition, concernant l’obturation des gaz en général, tant décrites dans ce qui précède que dans ce qui suit, s’appliquent également à ce qui a été dit et représenté dans le brevet et dans la première addition, et nous nous réservons d’ailleurs d’utiliser au besoin nos divers perfectionnements les uns avec les autres en combinaison.

Dans le brevet et dans la première addition, nous avons revendiqué l’emploi de nos divers systèmes d’obturation et de mécanismes de fermeture de culasse, pour obturer les gaz dans une arme à feu tirant une cartouche-projectile ou une cartouche-vitesse et, en général, une cartouche combustible ou pouvant être assimulée à une cartouche combustible.

Nous avons reconnu que ces divers systèmes, qui donnent d’excellents résultats dans le tir des armes à feu, peuvent être également employés pour obturer les gaz moteurs dans une arme quelconque qui utilise, pour le tir de projectiles appropriés, soit l’air comprimé ou un gaz quelconque et, en particulier, le gaz acide carbonique liquéfié.

Nous employons l’un quelconque de nos divers obturateurs, quelle qu’en soit d’ailleurs la construction, pour obturer à la partie arrière de l’arme soit l’air comprimé, soit le gaz employé comme moteur, autour du percuteur ou du distributeur, dont le déplacement sous le choc du percuteur principal laisse passer le volume nécessaire de l’un ou de l’autre de ces agents, pour projeter à une distance suffisante le ou les projectiles au dehors du canon de l’arme, quelle que soit d’ailleurs dans chaque cas la disposition du mécanisme employé pour arriver au résultat voulu.

Nous indiquons, à titre d’exemple, l’application de ce qui précède à la disposition décrite par monsieur Giffart dans le brevet nº 199087 (Emploi du gaz liquéfié pour le tir des armes).

C, fig. 94, canon de l’arme fixé avec la crosse.

R, réservoir de gaz liquéfié fixé sous le canon.

A, chien percuteur.

D, distributeur portant un obturateur métallique E actionné par le chien A articulé en U. La course du chien ou percuteur A est limitée au moyen du butoir B, que l’on règle à volonté.

S, soupape de distribution du gaz liquifié fixée au distributeur D. Cette soupape est ouverte de la quantité voulue pour laisser passer le gaz liquéfié qui se rend dans le conduit M, et, de là, dans la chambre de l’arme pour actionner le projectile P.

La soupape S se referme automatiquement après que le volume de gaz liquifié, déterminé, est sorti du réservoir R. Le distributeur D est prolongé en arrière du chien A qu’il embrasse par une partie H qui est guidée en I.

Z, ressort à boudin faisant appliquer constamment le taquet T sur le chien A, afin de maintenir la soupape S de distribution appliquée sur son siège, lorsque le chien est armé ou qu’il se trouve à sa position de repos A, à laquelle il revient automatiquement par l’effet du ressort qui l’actionne, ainsi que cela a lieu dans les platines dites rebondissantes, aussitôt qu’il a buté sur le butoir B et fait ouvrir la soupape S de la quantité voulue réglée par ledit butoir. Le ressort Z se trouvant comprimé par l’effort du retour du chien à sa position de repos A ramène alors l’obturateur E en arrière, jusqu’à ce que la soupape S soit appliquée sur son siège.

Lorsque le chien est à la position A’ de l’armé, le ressort Z est comprimé au maximum, et il applique suffisamment la soupape S sur son siège, même lorsque le réservoir Rest vide.

Le réservoir Rporte une petite soupape X qui le maintient chargé de gaz liquéfié, ce qui permet de le transporter et de le placer facilement dans son logement sous la canon de l’arme ou dans un autre emplacement convenable.

Aussitôt que le réservoir est vissé à moitié environ dans son support yla petite soupape X se trouve soulevée de sur son siège par la rencontre de sa tige t avec la soupape S, ce qui permet alors au gaz liquéfié de traverser la soupape S chaque fois que celle-ci est écartée de son siège par le choc du percuteur ou chien A.

Le ressort qui actionne le chien A, la gâchette et son ressort sont d’ailleurs installés d’une manière analogue à ce qui existe dans les carabines de tir.

Le chien A porte un bouton J, qui sert à l’amener à sa position de repos A lorsque, pour une raison quelconque, on ne veut pas tirer, le bouton J traverse le côté de la platine pour être accessible à la main du tireur.

K, bloc qui porte l’obturateur 0, lequel pénètre dans la chambre du canon C pour y obturer les gaz; l’obturateur O porte une tige b destinée à placer le projectile P à la position voulue dans la chambre du canon C’, afin que le gaz puisse agir sûrement sur lui pour le faire sortir de l’arme, le bloc K est commandé par l’excentrique circulaire Q commandé par la manivelle L, disposition que nous avons déjà brevetée, et dont il est également question dans la présente addition.

N, armature portant le bloc K; cette armature embrasse le canon C et elle est articulée en F, axe autour duquel tourne l’ensemble de l’armature N et du bloc K pour ouvrir la culasse du canon C, afin de permettre l’introduction du projectile P.

Le bloc K porte un taquet ou ergot n, suffisamment long pour entrainer l’extrémité du chien A jusqu’à la position de l’armé en A’, lorsqu’on agit sur la manivelle L pour ouvrir la culasse, en sorte que le chien A est armé en même temps qu’on ouvre la culasse du canon C.

f, frein à ressort qui agit sur l’excentrique Qpour maintenir le levier à sa position L’ par rapport à l’armature N, lorsque ladite armature est levée ou que l’obturateur O ne pénètre pas dans la chambre du canon C.

On voit, par ce qui précède, que l’ouverture du canon C se fait facilement, et que le gaz est obture hermétiquement autour du distributeur D, de même qu’à l’arrière du canon C’ par la pression que ce même gaz développe à l’intérieur de chacun des deux obturateurs E, 0, ce qui fait appliquer leurs parois sur les parties de l’arme dans lesquelles ils pénètrent. On voit également que la distribution du gaz se fait régulièrement et automatiquement par le mouvement rebondissant du chien et que, en outre, la pose du réservoir R ou son remplacement peut se refaire facilement et sûrement. Le projectile P peut être remplacé par un projectile possédant une toute autre forme et être composé de plomb massif ou non, ou être remplacé par une charge de petits plombs. De même, le canon C peut être rayé ou lisse, dans toute sa longueur ou dans une partie seulement. La charge de petits plombs peut être renfermée dans une enveloppe en papier ou autre matière suffisamment résistante.

Pour tirer avec cette arme ainsi disposée, le réservoir R étant rempli de gaz liquifié, on opère comme suit: On agit sur la manivelle Lpour ouvrir la culasse du canon en relevant l’armature N, le chien A se trouve alors à sa position de l’armé, puis on introduit le projectile-balle ou petit plomb, dans la chambre de l’arme, après quoi on abaisse l’armature N et on introdnit l’obturateur O dans la chambre, ce qui fait placer le projectile à sa position voulue, au ras du conduit M, au moyen de la tige b que porte l’obturateur O. L’arme est alors prête pour le tir, que l’on effectue en agissant sur la gachette de l’arme. Le chien agissant alors sur la soupape S, le gaz liquéfié se répand dans le conduit M, et, de là, dans la chambre de l’arme où il actionne le projectile P. On répète les mêmes opérations pour tirer un second coup, et, ainsi de suite, jusqu’à épuisement de la pression dans le réservoir R, on remplace alors ce réservoir par un nouveau, en opérant comme cela est indiqué précédemment.

Quel que soit le fluide gazeux, ou air comprimé, renfermé dans le réservoir R qui peut d’ailleurs être disposé d’une toute autre manière et posséder un volume quelconque, on voit que le fonctionnement de l’arme est assuré au moyen de deux obturateurs E, O.

On peut également remplacer le mécanisme de fermeture de la culasse de la figure 94 par un verrou analogue à ce qui existe dans le fusil Gras, pour obturer seulement la culasse et armerle chien, ou employer un autre mécanisme convenable, permettant l’emploi de l’un de nos obturateurs.

Tout ce qui se rapporte, dans le brevet, dans la première addition et dans la présente addition, à la construction et au mode de fonctionnement des divers obturateurs qui y sont mentionnés, s’applique à ce qui précède, en y supprimant ce qui concerne le fonctionnement et l’obturation des gaz autour de l’aiguille percutrice, qui n’est pas utilisée dans ce cas spécial.

Nous revendiquons, par suite, l’application de nos divers mécanismes de fermeture de culasse, ainsi que celle de nos divers obturateurs, en cas de l’emploi de l’air comprimé ou du gaz acide carbonique fiquéfié ou de tout autre gaz, pour le tir des armes, soit que ces armes tirent balle à balle ou à répétition.

Nous revendiquons également la propriété de l’ensemble de la disposition mécanique décrite ci-dessus et, en particulier, celle qui consiste à armer le percuteur au moyen du mécanisme de fermeture de la culasse, afin qu’il n’y ait qu’un seul et mème mouvement pour produire simultanément l’armement du chien du percuteur ou l’ouverture de la culasse.

Nos diverses cartouches peuvent être tirées facilement dans la même arme, fig. 94, après y avoir fait les quelques modifications suivantes: le bloc Kporte-obturateur est remplacé par un bloc portant un obturateur, dans lequel l’aiguille percutrice est fixée, conformément à ce que nous avons déjà décrit.

Ledit bloc est disposé de manière que l’obturateur puisse avancer dans la chambre de l’arme, sous le choc du percuteur A, qui agit alors sur l’ergot n convenablement disposé. L’ouverture p de communication du conduit Mavec la chambre du canon c est alors bouchée, après avoir enlevé la soupape S au moyen d’une tige que l’on visse à la place du bouchon V. L’arme est alors disposée pour le tir de nos diverses cartouches ou de toute autre cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible.

Pour tirer, il suffit d’introduire dans la chambre la cartouche qui remplace le projectile P. Nous revendiquons cette disposition en combinaison avec celle d’une arme disposée pour le tir, et qui utilise un gaz moteur quelconque: air comprimé, par exemple, un gaz liquéfié ou autre gaz convenable, ce qui fait ainsi que cette arme peut être alors considérée comme possédant un double emploi, arme utilisant les matières détonantes ou inflammables, arme utilisant un gaz moteur quelconque pour le tir des projectiles.

France 197423 add

1te ADDITION en date du 14 juin 1889.

(Extrait.)

Pl. VII, fig. 48 à 78.

Les cartouches à simple culot métallique ainsi que celles à double culot, du calibre nominal de 6 millimètres, dont la balle est à simple ou à double bourrelet, strié ou non, et dont le tir est généralement satisfaisant jusqu’à une distance de 16 mètres, ne peuvent être utilisées avantageusement pour effectuer un tir à une distance plus grande, par exemple, à 30 mètres, à cause du peu d’exactitude réalisé dans le tir. Nous avons reconnu que cet inconvénient provient principalement de ce que le bourrelet de la balle, qui est destiné à prendre les rayures de l’arme, est appuyé sur la partie avant de la douille ou culot qui n’est presque jamais perpendiculaire à l’axe de la douille.

Pour remédier à cet inconvénient, sans être obligé de dresser la partie avant de la douille perpendiculairement à l’axe longitudinal, nous modifions la forme et la longueur de la partie arrière de la balle qui pénètre dans la douille, et nous allongeons suffisamment cette partie, de manière que l’axe de la balle soit sùrement placé et maintenu dans le prolongement de celui de la douille, et ce, quelles que soient l’obliquité de la partie avant de la douille obtenue pratiquement dans la fabrication normale, par rapport à l’axe longitudinal de la cartouche, la forme et la disposition de la ou des parties de la balle qui sont destinées à prendre les rayures de l’arme. Le diamètre de ces parties pouvant d’ailleurs être plus grand ou égal au diamètre de la partie arrière de la balle qui pénètre dans la douille. Le corps de la balle pouvant également, d’ailleurs, pénétrer entièrement dans la douille.

Dans chaque cas, la partie de la balle qui pénètre dans la douille peut être une surface cylindrique, unie, ou une surface composée de cannelures circulaires, perpendiculaires ou obliques à l’axe longitudinal de la balle, ou une surface cannelée parallèlement à l’axe longitudinal de la balle, ou obliquement par rapport à cet axe, afin d’assurer l’introduction et la tenue de la balle

Dans chaque cas ci-dessus, la partie extrême arrière de la balle possède un petit arrondi ou un chanfrein pour faciliter l’entrée de la balle dans la douille.

Le corps de la balle pouvant d’ailleurs, dans chaque cas, posséder une surface analogue à l’une de celles décrites cidessus pour la partie arrière. Les deux parties de la balle, extérieure et intérieure à la douille, pouvant aussi être semblables ou dissemblables quelle que soit d’ailleurs, dans chaque cas, la forme de la partie avant de la balle, qui peut être, par exemple, soit convexe, concave, conique, ogivale, tronconique à génératrice droite ou à génératrice concave.

Lorsque le tir de ces cartouches doit avoir lieu sur des cartons, nous disposons le raccordement de la partie avant de la balle avec le corps de ladite balle, de telle sorte qu’il existe un angle suffisamment aigu pour découper nettement le carton de tir, comme le ferait un emporte-pièce.

Fig. 48 à 50, formes générales de trois balles que divers fabricants emploient dans leurs cartouches à double ou à simple culot, du calibre nominal de 6 millimètres. Dans chacune de ces balles, le diamètre maximum avant de la partie arrière A, qui pénètre dans la douille, est à peu près égal à ooo55, et, le diamètre minimum (arrière) de cette partie étant plus petit que celui (avant) pour faciliter la pose de la balle dans la douille ou culot, il en résulte que la longueur de cette partie arrière, qui est très approximativement égale à 00016 et qui n’atteint jamais 30 p. 100 du diamètre, est absolument insuffisante pour placer et maintenir l’axe de la balle dans le prolongement de celui de la douille, en sorte que si la partie avant de cette douille est oblique par rapport à l’axe longitudinal, comme cela est représenté fig. 51, le bourrelet B de chaque balle étant appliqué contre la tranche de la douille lors de la pose de la balle, l’axe de cette balle se trouve forcément placé obliquement par rapport à l’axe de ladite douille, fig. 52.

Fig. 53 à 56, balles de diverses formes qui remplissent les conditions énumérées précédemment, et dont tout particulièrement l’axe se trouve toujours dans le prolongement de celui de la douille.

Le diamètre de la partie arrière A, qui pénètre dans la douille étant, par exemple, égal comme précédemment à peu près à oᵐ0055, la longueur de cette partie est notablement supérieure à 0ᵐ0016 (dimension qui n’est jamais dépassée dans la fabrication actuelle). Cette longueur doit être d’autant plus grande pour assurer la direction de l’axe de la balle dans le prolongement de celui de la douille, que la tranche de la douille est plus oblique par rapport à ce dernier axe. A titre d’exemple, nous indiquons ci-après une longueur qui donne un excellent résultat pour une cartouche de 0ᵐ0055 de diamètre à l’intérieur de la douille; en portant cette longueur à 0m~0025, soit à 50 p. 100 environ, du diamètre de la balle dans cette partie, longueur qui comprend un chanfrein ou arrondi de 0ᵐ0005, environ, à l’arrière, pour faciliter la pose de la balle dans la douille, l’axe de la balle est sûrement placé et maintenu dans le prolongement de celui de la douille; étant entendu d’ailleurs que l’obliquité de la tranche avant de la douille ne dépasse pas celle qui est obtenue normalement dans la pratique courante.

Tout ce qui précède s’applique au cas général d’une cartouche à simple ou à double culot, métallique ou non, en cuivre, laiton, acier, carton, d’un diamètre quelconque, dans laquelle la charge est uniquement ou principalement composée d’une matière, dont l’explosion est produite directement par le choc du percuteur de l’arme, ainsi que cela existe, par exemple, dans les cartouches dites de salon, à simple ou à double culot, des calibres nominaux de 6 et de 9 millimètres.

La percussion pouvant d’ailleurs être périphérique, centrale ou à broche, quelles que soient également la composition de la charge et la nature chimique des matières explosibles ou inflammables, comme par exemple, fulminate de mercure seul ou en combinaison avec de la poudre.

Fig. 57 à 61, cartouches-projectiles destinées à être principalement dans une arme dont le pas des rayures est relativement court, comme, par exemple, dans le nouveau fusil de guerre français modèle 1886, afin d’en éviter le plombage.

E, enveloppe métallique mince: cuivre rouge, laiton, maillechort ou autre métal convenable A, plomb, zinc, fer, antimoine ou alliage de deux ou plus de ces métaux, emplissant l’intérieur de l’enveloppe E, et renfermant la charge de la cartouche-projectile qui peut être composée de poudre en grains ou de poudre comprimée et d’une amorce fulminante ou uniquement d’une quantité F, de matière fulminante logée dans une cavité de forme sphérique ou tronconique ou de toute autre forme convenable;

Quelle que soit d’ailleurs, dans chaque cas, la composition chimique de chacune des matières explosibles employées.

M, rondelle métallique: cuivre étamé ou autre métal convenable servant d’enclume.

B, fig. 57 et 59, bourrelet servant d’arrêt à la cartouche dans la chambre de l’arme, pour permettre à l’aiguille percutrice de produire l’inflammation de l’amorce ou de la charge de la cartouche.

Dans les figures 58, 60, 61, l’arrêt de la cartouche a lieu à la partie avant du corps C, en d.

Dans les figures 59 et 60, la partie métallique A, qui garnit l’intérieur de l’enveloppe E, fait saillie en arrière de la tranche arrière de ladite enveloppe, afin que cette partie H puisse être placée dans un obturateur métallique, conformément à ce que nous avons indiqué dans notre brevet au sujet de la fig. 37, ou à l’extrémité d’une douille-tube.

Dans la figure 13, l’enveloppe E peut également recouvrir la partie H.

Dans les figures 47 et 49, le bourrelet d’arrêt B prend les rayures de l’arme, et le corps C est guidé dans l’âme.

Dans les figures 58 et 60, le corps C prend les rayures sur toute sa longueur.

Dans la figure 61, les bourrelets circulaires G prennent les rayures, mais le bourrelet avant peut également servir simplement de guide dans l’âme; dans ce cas, le bourrelet arrière plus grand de diamètre prend seul les rayures, quel que soit d’ailleurs le nombre des bourrelets.

Dans les figures 57 et 59, le corps Cpeut également prendre les rayures en même temps que le bourrelet B qui est alors appliqué, au moment du tir, contre la partie arrière A, dans une chambre ou douille amovible ou dans une douille mobile, comme nous l’avons décrit dans notre brevet, au sujet des figures 36 et 39, et aussi dans ce qui suit.

On voit par ce qui précède, que le plombage de l’arme ne peut avoir lieu dans le tir de nos cartouches-projectiles enveloppées, la partie avant desdites cartouches pouvant d’ailleurs être, dans chaque cas, disposée comme nous l’avons représenté et décrit pour les figures 50 à 64.

L’enveloppe métallique E est également applicable avec les formes extérieures tronconiques, à génératrice droite ou courbe concave, fig. 62 et 63 des cartouches représentées fig. 53 à 55, quels que soient d’ailleurs la composition de la charge de la cartouche et son mode de logement, l’arrêt de la cartouche dans la chambre ayant lieu par la résistance qu’offre la partie inclinée C B, droite ou concave. La partie arrière B s’applique, au moment du tir, contre la partie intérieure dans une cavité circulaire ménagée à cet effet.

Fig. 64 à 66, cartouches-projectiles à enveloppe métallique mince E, garnie intérieurement, totalement ou partiellement de plomb A ou de zinc, applicable soit au tir réduit, d’exercice ou de chasse, dans lesquelles l’amorce L est placée au fond de la cavité qui reçoit la charge.

B, bourrelet d’arrêt.

K, rondelle de poudre comprimée, qui complète la charge dans la figure 64, et qui ferme la cavité où se trouve la poudre en grains M, fig. 65. L’aiguille percutrice traverse la charge de poudre pour atteindre le fulminate ou amorce L.

Tous les divers modes de chargement des cartouchesvitesse décrites dans notre brevet et représentées fig. 58 à 68, s’appliquent aux cartouches-projectiles qui possèdent ou non une enveloppe métallique mince, résistante, en cuivre, laiton, maillechort, acier ou autre métal convenable.

La cartouche représentée fig. 66 peut être placée au besoin à l’extrémité d’une douille mobile ou d’un obturateur métallique porté par le bloc de fermeture de la culasse. Dans chacun des cas décrits ci-dessus, le corps e de la cartouche peut être cannelé parallèlement ou obliquement par rapport à l’axe longitudinal de la cartouche, afin de diminuer le frottement dans les rayures de l’arme. Lorsque la cartouche-projectile est relativement longue, le corps C peut être également composé de deux parties I et R, de diamètres différents, fig. 16 bis. La partie arrière R prend alors les rayures, seule ou avec le bourrelet B, pour diminuer le frottement dans l’àme de l’arme, dont le diamètre est égal à celui de la partie avant de la cartouche, qui est ainsi guidée dans l’àme; et ce, soit que cette cartouche-projectile soit ou non enveloppée d’une chemise ou enveloppe métallique mince E.

Tout ce qui a été dit et représenté dans notre brevet au sujet de la disposition et du tir des cartouches-projectiles représentées fig. 40 à 47, s’applique aux cartouches-projectiles à enveloppe métallique résistante E, dont il est question dans la présente addition.

Nous recouvrons également d’une semblable enveloppe mince: cuivre, acier, laiton, maillechort, toutes les balles des cartouches-vitesse qui sont représentées fig. 41 à 53, afin d’éviter le plombage des rayures, lorsque le pas de celles-ci est relativement court. La partie arrière de ces balles qui pénètre dans la douille, ayant un diamètre plus petit que celui du corps de la balle, peut d’ailleurs être recouverte au besoin de ladite enveloppe. Ces balles diverses peuvent être utilisées soit dans le tir réduit, soit dans le tir d’exercice, à la guerre ou à la chasse, et quels que soient d’ailleurs le diamètre et la longueur de la partie arrière qui pénètre dans la douille de la cartouche, et soit que cette partie soit unie ou cannelée transversalement, longitudinalement ou obliquement par rapport à l’axe de la balle, pour assurer sa tenue dans la douille, et quels que soient également le diamètre de la balle, le mode de confection et la composition de la charge de la cartouche et son emploi, cette cartouche pouvant d’ailleurs posséder ou non un culot obturateur.

Ce qui précède s’applique également au cas d’une balle destinée au tir réduit en général, ou au tir d’exercice, dans laquelle il existe une partie arrière dont le diamètre, plus petit que celui de la partie avant, est placé dans la partie avant d’une douille-tube de tir, dont la charge se compose d’une cartouche sans balle à enveloppe métallique ou non, et dont la charge et le diamètre peuvent être quelconques, douilletube en cuivre ou en acier, que l’on recharge après chaque coup tiré pour tirer de nouveau, conformément à ce qui est déjà appliqué avec des balles en plomb ou autre métal convenable, non recouvertes d’une enveloppe métallique mince plus résistante que le plomb.

E, fig. 67, enveloppe métallique mince.

A, plomb renfermé en partie dans l’enveloppe E et dont la partie arrière H pénètre dans l’enveloppe B de la cartouche.

b, bourrelet d’arrêt de la cartouche dont l’ensemble est analogue à celui de la figure 11.

E, fig. 68, enveloppe de la balle portant le bourrelet d’arrêt 6, qui se loge, au moment du tir, dans l’espace qui existe à l’avant de l’enveloppe extérieure B, de la charge de celte cartouche-vitesse qui est une variante de celle représentée fig. 59

Fig. 69, douille-tube chargée d’une balle à enveloppe métallique mince E.

H, partie arrière de la balle recouverte ou non de la même enveloppe E cannelée longitudinalement ou non, qui pénètre dans la partie avant D de la douille-tube B.

C, cartouche à douille métallique placée à l’arrière de la douille-tube I dont l’âme est d’un diamètre égal ou plus petit que celui de la balle.

Fig. 69 bis, variante des figures 11 à 21 de notre brevet; l’enveloppe E de la balle prolongée en arrière en d recouvre et maintient ladite balle avec la douille A qui renferme la charge C de la cartouche; la douille A porte le bourrelet d’arrêt b.

L, amorce.

K, rondelle de poudre comprimée.

Fig. 67 à 69, exemples d’application des balles à enveloppe métallique mince, et à épaulement arrière plus petit que le corps de la balle.

Fig. 67 et 68, applications de ces balles à nos cartouches que nous appelons cartouches-vitesse.

Fig. 69, application de ces balles avec l’emploi d’une douille-tube.

Fig. 69 bis, application d’une balle à enveloppe métallique mince dans laquelle pénètre la douille qui renferme la charge de poudre de la cartouche-vitesse, ainsi composée.

Dans les diverses cartouches-projectiles que nous avons décrites, tant dans nos précédents brevets que dans le brevet et dans l’addition actuelle à ce brevet, de même que pour nos diverses cartouches-vitesse, bien que la partie arrière de la charge de la cartouche soit vernie ou recouverte d’une matière combustible, il convient que cette partie ne soit pas détériorée dans le transport par le frottement des cartouches l’une sur l’autre. Pour éviter cet inconvénient, nous effectuons l’emballage de ces diverses cartouches de plusieurs manières qui nous donnent chacune un bon résultat.

T, fig. 70, tube-enveloppe des cartouches-projectiles, en papier résistant, carton, bois, métal: fer-blanc, cuivre, garnis intérieurement avec du papier, dans lequel sont logées des cartouches-projectiles dont le diamètre est très peu plus faible que celui intérieur du tube, afin que lesdites cartouches ne puissent chavirer bout par bout ou se déplacer.

Dans cette figure, les cartouches-projectiles C sont placées, partie arrière contre partie arrière deux à deux, ce qui donne également partie avant contre partie avant, avec ou non interposition d’une rondelle isolante R; papier, carton, feutre, entre les parties arrière et avant de deux cartouches.

Les extrémités du tube T sont fermées et serties, ou simplement serties sur la partie avant des cartouches-projectiles. Le nombre de cartouches-projectiles peut être quelconque par tube, quel que soit d’ailleurs le diamètre de ces cartouches.

Les cartouches-vitesse peuvent être placées d’une manière analogue dans le tube-enveloppe, c’est-à-dire, deux à deux avec leur partie arrière l’une contre l’autre, en ayant soin que la partie avant d’une balle se trouve à chaque extrémité du tube-enveloppe T.

Les tubes sont réunis pour former un paquet plus ou moins gros, et sont renfermés dans une boîte d’emballage en carton, en bois ou métallique, convenablement appropriée. Ce premier mode d’emballage est principalement avantageux pour expédier nos cartouches-projectiles et nos cartouches-vitesse diverses, à une grande distance.

Le second mode d’emballage que nous employons consiste à placer les cartouches-projectiles, dans une boite résistante, en carton ou métallique, garnie intérieurement de papier ou de feutre, de manière que leur partie arrière repose sur le fond de la boîte, une ou plusieurs cloisons transversales et longitudinales partagent le plan des cartouches en plusieurs groupes; au-dessus de ce premier plan, on place une cloison en carton résistant, puis on dispose un nouveau plan de cartouches-projectiles, analogue au premier plan, on continue ainsi, de manière à obtenir deux ou plus de plans de cartouches dans la même boite, qui peut être de forme carrée ou ronde.

Nous garnissons l’intervalle entre les cartouches, soit de sciure de bois, soit de liège en très petits morceaux, sciure de liège ou déchiquetage de cette matière ou autre corps remplissant le même but, qui est d’empêcher les cartouches de se détériorer dans le transport.

Le troisième mode d’emballage que nous employons consiste à placer les cartouches en vrac dans une boite, en carton ou métallique, garnie de papier, lesdites cartouchesprojectiles étant mélangées avec de la sciure de bois ou de liège, comme il a été dit ci-dessus, quels que soient dans chaque cas le diamètre et le nombre des cartouches-projectiles par boite.

Fig. 71, douille ou chambre amovible placée dans la chambre d’une arme pour lui permettre de tirer, soit nos cartouches-projectiles, soit nos cartouches-vitesse, lorsque la partie arrière de la culasse se prolonge notablement en arrière de la tranche arrière du canon, ainsi que cela existe notamment dans le fusil système Kropatchec et dans le fusil de guerre français modèle 1886. Cette douille amovible est analogue à celle qui est représentée fig. 36 du brevet.

Tout ce qui a été dit et rappelé au sujet de cette douille amovible se rapporte à la figure 71, dans laquelle la butée sur l’arrière du canon a lieu à la partie A; le bourrelet B sert à faire sortir ladite douille de l’arme, au moyen d’un crochet convenablement disposé, que l’on introduit soit dans la cavité qui reçoit l’extracteur, soit dans l’ouverture supérieure qui permet au tenon de la tête mobile de passer dans la chambre qui existe en arrière du canon, fusil modèle 1886.

D, corps de la douille amovible.

C, chambre dans laquelle l’obturateur métallique pénètre pour obturer les gaz.

Fig. 72, douille ou chambre amovible rayée, permettant de tirer nos cartouches-projectiles ou nos cartouches-vitesse dans une arme dont l’àme est plus grande que leur diamètre. La longueur de l’ame de cette douille amovible est suffisamment longue, dans chaque cas, pour assurer l’exactitude ou précision du tir.

Le pas des rayures peut être quelconque, mais il vaut mieux qu’il soit relativement rapide. La chambre G de ladite douille amovible est disposée pour recevoir l’un quelconque de nos divers systèmes obturateurs de culasse. La partie arrière de la douille amovible peut être également semblable, pour la même raison que précédemment, à ce qui est représenté fig. 71. Nous employons également cette douille amovible rayée dans un fusil ou arme lisse, pour le tir de nos diverses cartouches. Il suffit pour cela que le diamètre extérieur des rayures de la douille soit plus petit que celui de l’âme lisse de l’arme.

Nous employons également une douille analogue, à âme lisse, dans une arme quelconque rayée ou lisse, dont le diamètre de l’âme est un peu plus grand que celui de la douille, pour le tir de nos cartouches-vitesse à petit plomb et celui à petite distance de nos cartouches-projectiles.

Dans chaque cas, les diverses cartouches butent dans la chambre de la douille, conformément à ce qui a été expliqué précédemment dans notre brevet, Le diamètre du corps de la cartouche-projectile peut être égal au diamètre intérieur des rayures de la douille amovible; dans ce cas, le bourrelet d’arrêt de la cartouche bute entre la partie avant de la chambre et prend les rayures qui se prolongent alors jusqu’à la partie avant de la chambre; de même, le diamètre du corps de la cartouche peut être égal au diamètre extérieur des rayures; dans ce cas, le bourrelet d’arrêt de la cartouche bute sur la partie avant de la chambre de la douille, mais il prend les rayures de même que le corps de la cartouche-projectile.

Une chambre spéciale I, d’une longueur suffisante pour loger la cartouche-projectile, est disposée en avant de la chambre dans laquelle pénètre l’obturateur métallique, sur la partie avant de laquelle le bourrelet d’arrêt bute, pour assurer l’inflammation du fulminate sous le choc de l’aiguille percutrice. De même que pour la figure 72, la partie arrière de la douille, fig. 73, peut être disposée comme celle de la figure 71, pour être utilisée, au besoin, dans les mêmes conditions, soit pour le tir de nos cartouches-projectiles, soit pour celui de nos diverses cartouches-vitesse.

Nous employons également la même disposition de la chambre de cette douille amovible, fig. 73, dans une arme quelconque pour le tir des mêmes cartouches, soit que la cartouche-projectile employée bute par la partie arrière ou par sa partie avant ou par une partie oblique comprenant les deux parties, comme dans les figures 62 et 63.

Nous employons une douille amovible rayée ou non, analogue à l’une de celles que nous avons déjà décrites, dans une arme dont la chambre est dégradée, ou dans une arme neuve pour permettre de tirer nos diverses cartouches-projectiles et cartouches-vitesse, et de remettre facilement ladite arme en bon état, en cas de dégradation dans cette partie sous l’action des gaz de la charge.

Nous employons également une douille mobile rayée, analogue à celle qui est représentée fig. 39, pour tirer nos cartouches diverses à balle, cartouches-projectiles et cartouches. vitesse, soit dans une arme lisse dont le diamètre est plus grand que celui du diamètre extérieur des rayures de l’âme de la douille mobile, ou dans une arme rayée dont le diamètre de l’âme du canon est, soit égal, au besoin, soit plus grand que celui de la douille mobile, quels que soient d’ailleurs dans chaque cas, le diamètre de l’âme du canon de l’arme et la longueur de l’àme de la douille mobile.

Tout ce qui a été dit précédemment au sujet des chambres des douilles amovibles, s’applique à la douille mobile dont il s’agit, à laquelle s’applique également tout ce qui a été dit dans notre brevet au sujet de la douille mobile, fig. 39.

Les divers mécanismes obturateurs de culasse que nous avons décrits, tant dans nos brevets antérieurs, nº 164456 et 175797, que dans notre brevet auquel se rattache la présente addition, et qui sont munis d’un obturateur métallique, construits d’une seule pièce, suivant la circonférence, soit emboutée, soit roulée et soudée ou creusée dans un bloc de métal, sont également applicables avec un obturateur métallique formé d’une feuille mince de métal, roulée, et dont les deux extrémités libres, amincies, qui se recouvrent dans une direction du joint, parrallèle ou oblique par rapport à l’axe de l’obturateur, sont appliquées l’une sur l’autre et contre la paroi de la chambre de l’arme ou de la douille amovible ou de la douille mobile par l’action des gaz de la charge de la cartouche, afin de produire l’obturation de ces mêmes gaz. Ledit obturateur, en métal mince roulé, est fixé avec la tête mobile ou avec un bloc maintenu dans la tête mobile, ou encore avec la pièce qui sert à fermerla culasse, soit au moyen d’un sertissage de la pression d’une vis sur un bord tombé dudit obturateur, ou par tout autre procédé convenable.

L’aiguille percutrice, plus ou moins arrondie, pouvant d’ailleurs être soit fixée avec la pièce qui porte ledit obturateur roulé, soit indépendante de cette pièce qu’elle traverse alors le tout, d’ailleurs, conformément à ce qui a été expliqué dans notre brevet, pour chacune des dispositions d’ensemble de fermeture de culasse qui y sont décrites, de mème que pour celles qui sont décrites ci-après, fig. 74 à 78, et dans lesquelles nous revendiquons également l’emploi d’un obturateur en métal, même roulé.

La feuille de métal mince: cuivre, laiton, acier ou autre métal convenable, employée pour la fabrication de l’obturateur roulé, peut posséder une épaisseur uniforme dans toute son étendue ou être d’inégale épaisseur plus mince à son extrémité avant que dans sa partie arrière.

Lorsque l’aiguille percutrice est mobile et indépendante du bloc qui porte l’obturateur roulé et si les gaz laissent des résidus qui garnissent ou oxydent le métal de l’aiguille percutrice, nous enveloppons ladite aiguille d’une feuille mince de métal, cuivre, acier, laiton, dont les extrémités amincies se recouvrent, afin que la pression des gaz applique cette enveloppe sur l’aiguille pour produire l’obturation des mêmes gaz (ainsi que cela a été déjà appliqué dans un cas spécial avec un obturateur roulé en métal mince).

Nous appliquons également ce mode d’obturation des gaz autour de l’aiguille percutrice, lorsque l’obturateur métallique est d’une seule pièce, suivant la circonférence, et que l’aiguille est mobile et indépendante de l’obturateur ou du bloc qui le porte, conformément à ce que nous avons décrit dans notre brevet et décrirons plus loin.

Nous utilisons l’obturateur métallique roulé, pour obturer les gaz dans les armes qui tirent directement, ou avec emploi d’une douille amovible, l’une quelconque de nos diverses cartouches, soit cartouches-projectiles inoffensives ou non, cartouches-vitesse ou autres cartouches combustibles, pouvant être assimilées à une cartouche combustible. Nous utilisons également le même obturateur roulé, dans les douilles mobiles pour tirer les mêmes cartouches que ci-dessus.

Tout ce qui précède concernant l’obturateur métallique composé d’une feuille de métal mince roulée, s’applique également lorsque l’obturateur est composé uniquement de plusieurs parties en métal mince réunies à recouvrement, ou lorsque ces parties sont combinées avec une enveloppe métallique en métal mince: cuivre, acier, laiton, soit roulée également autour des parties intérieures avec joint à recouvrement, parallèle ou oblique et plus ou moins incliné, par rapport à l’axe longitudinal de l’obturateur, ou embouti ou creusé dans un bloc de métal; l’aiguille percutrice pouvant être, dans chaque cas, fixée avec la pièce qui porte l’obturateur, ou être mobile et indépendante de cette pièce, conformément à ce que nous avons expliqué précédemment et dans notre brevet.

L’obturateur métallique formé d’une seule pièce solide sur la circonférence, feuille de métal embouti ou non, ou creusé dans un bloc de métal, peut être d’ailleurs composé de deux ou plus de parties semblables ou analogues et convenablement réunies, qui existent soit sur la longueur totale de l’obturateur, soit sur une fraction seulement de cette longueur.

Nous indiquons ci-après, à titre d’exemples d’application, quelques dispositions d’obturateurs roulés et de mécanismes de fermeture de culasse.

Fig. 74, mécanisme de fermeture de culasse, semblable à celui que nous avons décrit dans notre brevet 164456, mais dans lequel l’obturateur métallique O est composé d’une feuille de métal mince roulée avec joint Z, à recouvrement; la partie arrière de cet obturateur est rabattue pour permettre à la pièce T, qui guide l’aiguille q, de maintenir ledit obturateur en place.

H, cartouche inoffensive en plomb mince.

C, canon de l’arme.

Le bloc B, qui ferme la culasse et qui porte l’obturateur 0, oscille autour de l’axe M; le levier L qui dépend du bloc B, fixe ce bloc et l’appuie contre la partie arrière du canon, par le fait de l’arc-boutement de son extrémité inférieure I sur une rondelle F, qui roule sur l’axe N du chien ou percuteur V, qui agit sur la tête de l’aiguille percutrice.

U, rondelle en caoutchouc, complétant au besoin l’obturation des gaz.

Fig. 75, mécanisme de fermeture de culasse, semblable à celui de la figure 20 du brevet nº 175797.

U, obturateur métallique composé d’une feuille mince roulée, cuivre, acier, avec joint Z à recouvrement, qui est sertie sur le bloc K, qui porte l’aiguille S.

B, obturateur complémentaire qui est appliqué contre la culasse de l’arme par la rondelle D, en caoutchouc, laquelle appuie le bloc A de fermeture de la culasse, qui est manœuvrée au moyen d’un levier L qui commande l’excentrique circulaire E. Le percuteur P agit sur l’arrière du bloc A, pour enflammer le fulminate de la cartouche, conformément à ce que nous avons d’ailleurs décrit dans ledit brevet nº 175797.

Ce mécanisme est analogue à celui décrit fig. 35, mais l’aiguille percutrice est fixée avec le bloc qui porte l’obturateur, fig. 75, alors que dans la figure 35 l’aiguille est indépendante et mobile.

Fig. 76 et 77, mécanisme de fermeture de culasse, semblable à celles qui sont représentées fig. 1 et 2 de la seconde addition à notre brevet nº 175797. Les mêmes lettres dans les deux figures indiquent les mêmes parties.

C, canon de l’arme, tubé ou non.

O, obturateur métallique, feuille de métal mince roulée, sertie sur la pièce E, qui porte l’aiguille percutrice B.

V, vis servant d’arrêt au porte-obturateur E.

P, percuteur.

M, N, rondelles en caoutchouc, servant au besoin à compléter l’obturation des gaz.

A, tète mobile fixée sur le verrou F, ou bloc de fermeture de la culasse.

D, obturateur complémentaire appliqué contre la culasse du canon par les rondelles M, N; le choc P du percuteur agissant sur la vis V, qui est portée par le bloc E, porte-obturateur et porte-aiguille, fait avancer l’ensemble de ces pièces, pour produire l’inflammation du fulminate de la charge de la cartouche projectile, inoffensive ou non, ou de la cartouchevitesse.

Fig. 78, mécanisme de fermeture de culasse, analogue à celui qui est décrit et représenté fig. 22 du brevet, dans lequel l’aiguille percutrice, mobile et indépendante du bloc porte-obturateur, est ramenée en arrière par le percuteur.

L’obturateur U est formé d’une feuille mince de métal (cuivre, acier, laiton) roulée et sertie sur le bloc E avec joint K à recouvrement.

L’aiguille S est enveloppée d’une feuille de métal mince Z roulée, sertie et enchâssée dans le bloc E.

Les autres lettres semblables dans les deux figures désignent les mêmes parties indiquées dans notre brevet principal, auquel nous renvoyons pour les explications complémentaires et autres observations.

Tous nos divers systèmes obturateurs de culasse, y compris les douilles amovibles, les douilles mobiles et obturateurs mobiles, qui sont décrits dans notre brevet et dans la présente addition, quel que soit le genre de construction employé pour l’obturateur, sont également applicables dans une arme à feu de construction quelconque, dans laquelle le canon est déplacé dans une direction parallèle, angulaire, circulaire ou autre, par rapport à son axe longitudinal, pour ouvrir ou pour fermer la culasse, et aussi lorsque le canon et le mécanisme de fermeture de la culasse sont déplacés simultanément ou séparément, pour obtenir l’ouverture de la culasse ou sa fermeture, quels que soient d’ailleurs la direction et le mode de déplacement de chacune de ces parties de l’arme, et le procédé par lequel le percuteur est armé.

Nos divers systèmes de fermeture de culasse pour le tir des cartouches inoffensives, dans lesquels une rondelle en caoutchouc est appliquée entre la culasse de l’arme pour produire l’obturation des gaz, et que nous avons revendiqués dans nos brevets nº 149433, 164456 et 175797, sont également applicables avec la disposition ci-dessus indiquée, comportant le déplacement du canon de l’arme, seul ou en combinaison avec le mécanisme de fermeture de la culasse pour produire l’ouverture ou la fermeture de la culasse.

Tout ce qui précède étant, par suite, applicable aux tirs de nos diverses cartouches-projectiles, inoffensives ou non, de nos cartouches-vitesse décrites, tant dans dans le brevet principal et dans la présente addition, que dans nos brevets antérieurs, de même que pour le tir des cartouches combustibles, de construction quelconque, ou pouvant être assimilées à une cartouche combustible ne laissant rien dans la chambre après le tir.

Indépendamment des descriptions spéciales qui précèdent et dont nous réclamons la propriété des applications, et indépendamment des revendications qui sont déjà formulées, nous revendiquons:

1º Les dispositions des balles pour cartouches à simple ou à double culot ayant pour but d’assurer la direction de l’axe de la balle dans le prolongement de celui de la douille ou culot de la cartouche, quelle que soit l’obliquité obtenue, dans la pratique courante, de la tranche avant de la douille ou culot, consistant dans l’emploi d’une longueur suffisante de la partie arrière de la balle, qui pénètre dans la douille, pour que le résultat indiqué ci-dessus soit atteint sûrement, lorsque le bourrelet unique ou celui arrière du corps de la balle, faisant saillie sur la partie qui pénètre dans la douille et qui est destinée à prendre les rayures, repose sur la partie la plus avancée de la tranche oblique de la douille; le ou les bourrelets pouvant être unis ou striés et la partie arrière de la balle pouvant être également unie ou cannelée transversalement, obliquement ou parallèlement à l’axe de la balle; quelle que soit d’ailleurs la forme de la partie avant de la balle, dont le raccordement avec le corps de la cartouche, au besoin, forme un angle suffisamment aigu pour découper nettement la cible ou carton de tir. Quelle que soit d’ailleurs la composition de la charge de la cartouche, qui peut être composée uniquement ou principalement, d’une matière dont l’explosion est produite directement par le choc du percuteur de l’arme, soit que la percussion soit périphérique, centrale ou à broche; quels que soient également le diamètre de la balle et l’arme dans laquelle la cartouche qui porte cette balle est tirée carabine de salon, de tir ou autre arme convenable.

Le tout, comme il a été décrit précédemment et représenté fig. 48 à 56.

2º Les cartouches-projectiles ayant pour but d’éviter le plombage des rayures de l’arme qui les tire, soit dans le tir réduit en général, dans le tir d’exercice et à la chasse, et consistant en une cartouche formée d’une enveloppe en métal mince: cuivre, laiton, acier ou autre métal convenable de forme déterminée, qui renferme tout ou partie d’une quantité de métal: plomb, zinc, ou autre métal convenable, en rapport avec le diamètre de la cartouche.

La charge de la cartouche renfermée dans une cavité ménagée à l’intérieur de la masse de plomb ou de zinc étant quelconque, se composant, par exemple, soit de poudre en grains ou comprimée, et d’une amorce, soit en totalité de matière explosible fulminante; quels que soient d’ailleurs la nature chimique des matières employées et le mode de logement de la charge qui peut, par exemple, être soit renfermée dans une enveloppe en métal formant capsule, qui est alors fixée dans la cavité ménagée à la partie arrière du projectile, soit placée directement dans cette cavité, et quel que soit le mode d’action du percuteur de l’arme, dont la fermeture de la culasse a lieu au moyen de l’un de nos divers systèmes obturateurs; quelles que soient la nature de la surface du corps de la cartouche, unie ou cannelée, parallèlement ou obliquement par rapport à cet axe, et la forme de cette partie, et soit que la butée du corps de la cartouche dans la chambre de l’arme, dans la chambre de la douille amovible ou dans celle de la douille mobile, qui est nécessaire pour assurer l’inflammation du fulminate sous le choc de l’aiguille percutrice de l’arme, ait lieu par sa partie avant, par sa partie arrière ou par les deux parties réunies en une seule surface conique à génératrice droite ou courbe, et soit que lesdites cartouches-projectiles soient introduites directement à la main ou automatiquement dans la chambre de l’arme, ou dans une douille amovible placée dans la chambre de l’arme, ou qu’elles soient placées préalablement à l’extrémité d’une douille mobile ou de l’obturateur de la culasse de l’arme, avant d’ètre introduites dans la chambre de l’arme, ou enfin qu’elles soient placées dans la chambre d’une douille mobile, par sa partie avant ou par sa partie arrière, après quoi ladite douille mobile est introduite dans la chambre de l’arme; quel que soit d’ailleurs, dans chaque cas de l’emploi d’une douille amovible ou d’une douille mobile, le diamètre de la cartoucheprojectile par rapport au diamètre de l’arme qui peut être rayée ou lisse; quels que soient également la longueur de la cartouche-projectile, la forme de sa partie avant et le raccordement de cette partie avec le corps de la cartouche qui présente au besoin un angle suffisamment aigu pour découper nettement la cible en carton.

Le tout, comme il a été expliqué précédemment et représenté fig. 57 à 66, toutes ces dispositions de cartouches-projectiles étant également applicables, sans l’enveloppe métallique mince extérieure, pour le tir réduit, le tir d’exercice et la chasse.

3º La balle à épaulement arrière applicable dans le tir réduit en général, le tir d’exercice, à la chasse et à la guerre, ayant pour but d’éviter le plombage des rayures de l’arme qui la tire, et consistant en une balle composée d’une enveloppe en métal mince: cuivre, laiton, acier ou autre métal convenable, de forme quelconque, qui renferme tout ou partie d’une quantité de métal: plomb, zinc ou autre métal convenable, et dont il existe une partie arrière d’un diamètre plus petit que celui du corps de la balle qu’elle prolonge et qui pénètre dans la partie avant de la douille de la cartouche ou dans celle d’une douille-tube de tir employée dans le tir réduit, pour maintenir convenablement la balle dans sa position prète pour le tir. Le diamètre de cette partie arrière pouvant être, au besoin, réduit à celui d’une broche de petit diamètre, ou cette partie arrière pouvant être elle-même remplacée par une broche en métal, cuivre, acier ou autre métal convenable, implantée dans la balle, pour remplir le même but. Quelles que soient la nature de la surface du corps de la balle ainsi que celle de la partie épaulée, qui peuvent être semblables ou dissemblables, unies, striées ou cannelées, parallèlement, obliquement ou transversalement à l’axe longitudinal de la balle. Quelles que soient également la longueur du corps de la balle, celle de la partie arrière qui pénètre dans la douille ainsi que la forme de la partie avant de la balle, dont le raccordement avec le corps de la balle présente ou non un angle suffisamment aigu pour découper nettement la cible en carton. Quelles que soient également la disposition d’ensemble de la cartouche et la composition de la charge.

Le tout, comme il a été décrit précédemment et représenté fig. 67 à 69.

4º La balle sans épaulement arrière applicable comme celle revendiquée en 3º et dans le même but et consistant en une enveloppe métallique mince, cuivre, laiton, maillechort, acier ou autre métal convenable, renfermant tout ou partie d’une quantité de métal, plomb, zinc ou autre métal convenable. La forme du corps de la balle étant à peu près cylindrique ou quelconque et la nature de la surface de ce corps étant également quelconque, balle dans laquelle la forme de la partie avant est disposée pour découper nettement le carton de tir, conformément à ce que nous avons décrit précédemment; cette boîte pouvant être soit placée à la partie avant de la douille d’une cartouche et servir ainsi à former une cartouche de construction quelconque soit placée à la partie avant d’une douille-tube employée dans le tir réduit, la charge de poudre ou de fulminate renfermée dans une enveloppe métallique ou non se trouvant placée à la partie arrière de la même douilletube; soit enfin placée séparément dans la chambre d’une arme ou d’une douille-tube par sa partie arrière, la charge de poudre ou de fulminate renfermée dans une enveloppe métallique ou non étant placée après ladite balle dans la même chambre agrandie ou non.

Cette revendication s’applique également au cas d’une balle recouverte d’une enveloppe en métal mince, et dont la forme de la partie avant pouvant être quelconque est disposée au besoin pour le tir réduit, de manière que son raccordement avec le corps de la cartouche puisse découper nettement le carton de tir, ainsi que cela a déjà été expliqué pour diverses balles, cette balle étant creusée suffisamment à sa partie arrière pour être placée et maintenue convenablement à l’extrémité d’une douille-tube de tir dont la partie avant pénètre à l’intérieur de la cavité arrière de ladite balle, ou à l’extrémité d’une douille chargée pour former une cartouche-vitesse, fig. 69 bis, applicable au tir réduit, au tir d’exercice, à la guerre ou à la chasse, la douille-tube possédant alors une partie dilatable formant obturateur métallique dans la chambre de l’arme, cette partie placée autour de la partie de la douille qui pénètre dans la balle, l’épaisseur de la paroi de la balle autour de la cavité étant d’ailleurs quelconque et pouvant être réduite à l’épaisseur de l’enveloppe métallique mince de ladite balle, formée des mêmes matières que cela est indiqué précédemment, ainsi que cela est représenté pour la balle de la cartouche vitesse, fig. 69 bis.

Nous réclamons également la propriété de la forme de chacune des balles revendiquées ci-dessus en 4º:

(a) Lorsque ces balles ne sont pas enveloppées de métal mince résistant et que leur partie avant est disposée, comme il est dit, pour que le raccordement de cette partie avec le corps de la cartouche puisse découper nettement le carton de tir;

(b) Lorsque ces balles sont creusées à leur parlie arrière, de manière à pouvoir être placées soit à l’extrémité d’une douille-tube, soit d’une douille chargée, pour former une cartouche-vitesse, ainsi que cela est représenté fig. 69 bis, pour le cas d’une enveloppe métallique mince, cuivre, acier, quels que soient la longueur et le diamètre de la partie creusée, par rapport, respectivement, à la longueur de la balle et à son diamètre; ces balles étant alors composées de plomb, de zinc ou de plomb durci avec de l’antimoine ou autre métal convenable, sont applicables dans les mêmes conditions que les balles à enveloppe métallique mince.

5º Les modes d’emballage de nos diverses cartouches (cartouches-projectiles, cartouches-vitesse et de toutes autres cartouches combustibles ou pouvant être assimilées à des cartouches combustibles) ne laissant rien dans la chambre de l’arme après le tir, ayant pour but d’éviter la détérioration et l’explosion prématurée de ces cartouches dans le transport et consistant:

(a) A renfermer lesdites cartouches dans un tube, soit simplement roulé, soit collé ou solide et suffisamment résistant, en papier fort ou carton, fer-blanc, zinc, garni de papier à l’intérieur dans le cas d’un tube métallique, ledit tube fermé à chaque extrémité ou serti sur les parties avant des cartouches, les cartouches projectiles ou cartouches-vitesse, d’un diamètre extérieur maxima un peu inférieur à celui intérieur du tube-enveloppe, étant placées deux à deux, l’une contrel’autre, leurs parties arrière en regard, avec ou non interposition entre ces parties d’une rondelle isolante, papier, carton, et aussi, au besoin, entre les parties avant de deux cartouches contiguës; chaque tube pouvant d’ailleurs renfermer un nombre quelconque de cartouches étant soit réuni avec d’autres tubes pour former un paquet que l’on place dans une caisse solide en bois, soit mis directement et séparément dans ladite caisse.

(b) A renfermer nos diverses cartouches-projectiles et nos cartouches-vitesse dans une boite de forme quelconque, carrée, ronde, ovale, suffisamment profonde et résistante, en carton, en bois ou en métal, garnie intérieurement dans ces derniers cas de papier ou de carton, en plaçant d’abord lesdites cartouches sur leur partie arrière, de manière à garnir le fond de la boite; puis, en recouvrant ce premier plan d’un carton suffisamment résistant pour supporter un second plan, et ainsi de suite sur deux ou plus au besoin de plans, les cartouches étant en outre, dans chaque plan, séparées par une ou plu sieurs cloisons longitudinales et transversales formant des cases qui sont, au besoin, garnies soit de sciure fine de bois ou de petits morceaux de liège.

(c) A renfermer nos diverses cartouches-projectiles dans une boîte de forme quelconque, carrée, ronde, ovale, comme il est dit ci-dessus en (b), lesdites cartouches étant placées en vrac et mélangées avec de la sciure fine de bois ou de liège ou de petits morceaux de liège.

Le tout, conformément à ce qui a été expliqué et décrit précédemment ou représenté fig. 70 pour le cas de l’emploi d’un tube d’emballage.

6º Les douilles amovibles, rayées ou lisses, représentées à titre d’exemple dans l’application, fig. 71 à 73, qui peuvent être utilisées dans toute arme munie d’un obturateur de culasse efficace pour tirer nos diverses cartouches (cartouchesprojectiles, cartouches-vitesse ou toute autre cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible) soit dans une arme rayée ou non dont le diamètre de l’âme est plus grand que celui de l’extérieur des rayures de la douille mobile, soit dans une arme rayée dont le diamètre extérieur des rayures est égal à celui de l’àme lisse de la douille amovible ou à celui du diamètre extérieur des rayures d’une douille amovible rayée, soit enfin dans une arme à âme lisse dont le diamètre est égal à celui de l’âme de la douille; soit que le diamètre du corps de la cartouche employée soit égal ou un peu plus grand que celui intérieur des rayures de la douille; la chambre de la douille étant disposée dans chaque cas pour recevoir la cartouche et l’obturateur de la culasse de l’arme, et la longueur de l’àme de ladite douille pouvant d’ailleurs être plus ou moins grande et se prolonger dans l’âme de l’arme, la partie arrière de la douille pouvant, dans chaque cas, être disposée comme fig. 71, afin de permettre de tirer facilement nos cartouches dans une arme dont la boite de culasse est prolongée notablement en arrière de la tranche arrière du canon.

7º La douille mobile rayée, analogue à celle représentée fig. 39, permettant de tirer les mêmes cartouches que nos douilles amovibles représentées en 6º, soit dans une arme lisse ou rayée, dont le diamètre de l’âme est plus grand que celui extérieur des rayures, soit dans une arme rayée dont le diamètre de l’âme est au besoin égal à celui de l’âme de la douille mobile, les rayures de la douille étant alors semblables à celles de l’arme et placées dans leur prolongement.

Le tout, conformément à ce qui a été expliqué précédemment et dans notre brevet.

8º L’obturateur métallique composé d’une feuille de métal mince roulée, à extrémités libres formant un joint à recouvrement, convenablement fixé soit à la tête mobile de l’arme, soit au bloc de fermeture de la culasse, soit à un bloc qui est lui-même fixé avec celui de fermeture de la culasse en combinaison avec nos diverses dispositions d’ensemble de fermeture de culasse qui sont décrites et revendiquées dans notre brevet et dans la présente addition, y compris nos douilles mobiles et obturateurs mobiles, au lieu et place de l’obturateur métallique desdites dispositions d’ensemble qui en possèdent un:pour le tir de nos cartouches-projectiles, de nos cartouchesvitesse oude toutes autres cartouches combustibles ou pouvant être assimilées à une cartouche combustible, soit que l’aiguille percutrice soit fixée avec le bloc qui porte ledit obturateur, soit que cette aiguille soit mobile et indépendante dudit bloc, et soit également que l’aiguille soit enveloppée d’une feuille mince de métal roulé, comme celle qui compose l’obturateur lorsque ladite aiguillle est mobile, afin d’obturer les gaz autour de cette aiguille, conformément à ce qui est expliqué et décrit précédemment ou représenté fig. 74 à 78. Ledit obturateur métallique roulé, employé en combinaison avec nos divers systèmes obturateurs de culasse, comme il est dit cidessus, de même que nos divers obturateurs métalliques creux qui sont décrits tant dans notre brevet principal que dans la présente addition, l’aiguille percutrice étant, soit fixée avec la pièce qui porte l’obturateur ou mobile et indépendante de cette pièce, peuvent servir au besoin de douille de cartouche à rechargement indéfini, et recevoir la charge de poudre qui est alors enflammée par le choc de l’aiguille percutrice sur l’amorce que porte au besoin la balle à sa partie arrière, balle qui peut être alors, soit emmanchée à l’extrémité de la douille obturatrice avant la fermeture de la culasse, soit placée directement dans la chambre de l’arme.

9º L’emploi, dans les mêmes conditions que ci-dessus en 8º, d’un obturateur métallique composé de deux ou plus de parties en métal mince, cuivre, acier, laiton ou autre métal convenable se recouvrant avec joints longitudinaux ou obliques par rapport à l’axe de l’obturateur, soit seul, soit recouvert d’un second obturateur métallique roulé, disposé comme il est indiqué en 8º, ou dont le joint à recouvrement est enroulé en hélice autour de l’obturateur intérieur, l’aiguille percutrice étant soit fixée avec la pièce qui porte l’obturateur composé, soit mobile et indépendante de cette pièce, conformément à ce qui a été expliqué et décrit précédemment.

10º L’obturateur métallique, décrit tant dans notre brevet que dans la présente addition, pouvant être composé de deux ou plusieurs parties tubulaires se recouvrant totalement ou partiellement dans la longueur de l’obturateur; lesdites parties solidement fixées avec le bloc de fermeture de culasse étant embouties ou non l’une sur l’autre pour former une surface régulière capable d’obturer les gaz dans la chambre de l’arme qui tire les mêmes cartouches et dans les mêmes conditions que cela est indiqué en 8º.

11º L’emploi de l’un quelconque de nos divers ensembles de systèmes obturateurs de culasse, obturateurs divers et douilles amovibles, douilles mobiles et obturateurs mobiles, décrits tant dans notre brevet que dans la présente addition, pour tirer nos diverses cartouches, cartouches-projectiles, cartouches-vitesse ou toute autre cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible, ne laissant rien dans la chambre de l’arbre après le tir; dans une arme de construction et de disposition quelconques, dans laquelle le ou les canons de l’arme sont déplacés, relativement à la crosse ou poignée de l’arme considérée comme immobile, dans une direction parallèle, angulaire, circulaire ou autre direction, par rapport à l’axe longitudinal du ou des canons, à la main ou automatiquement, soit seul, soit simultanément ou séparément avec le mécanisme de fermeture de culasse, pour ouvrir ou pour fermer la culasse.

Le tout, conformément à ce qui a été expliqué précédemment.

Ayant décrit aussi complètement qu’il nous est possible les différents perfectionnements que nous proposons d’apporter à la construction et au fonctionnement des systèmes obturateurs des culasses des armes à feu, aux cartouches de notre invention qui peuvent être tirées dans les armes munies de ces obturateurs et aux modes d’emballage de ces cartouches; aux douilles amovibles et aux douilles mobiles; aux balles possédant ou non une enveloppe métallique mince, résistante, et ayant fait ressortir les avantages de chaque disposition employée, nous déclarons ne pas nous en tenir aux formes précises et proportions indiquées sur le plan, que nous avons fournies comme exemples d’application, mais nous réclamons la propriété desdits perfectionnements considérés, soit dans leur ensemble, soit isolément, et nonobstant les modifications et changements de détail que les circonstances pourraient amener, nous réservant d’ailleurs d’employer tout ou partie de la totalité des divers perfectionnements indiqués, soit isolément ou en combinaison les uns avec les autres, et d’employer à leur construction tous matériaux convenables, suivant les différents cas qui peuvent se présenter dans la pratique, et remplissant le but que nous nous sommes proposé d’atteindre.

France 175046

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère du Commerce et de l’Industrie Durée: Quinze ans N. 175,046

Brevet d’Invention sans garantie du Gouvernement

Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Vu la loi du 5 juillet 1844; Vu le procès verbal dressé le 26. Mars 1886, à 3 heure minutes, au Secrétariat général de la Préfecture du département de la Seine et constatant le dépôt fait par le S. A’Court Granville Birkin d’une demande de brevet d’invention de quinze années, pour perfectionnements apportés aux canons revolver et autres canons et aux affuts pour les dits canons ayant pour but de les rendre automatiques

Arrête ce qui suit:

Article premier.

Il est délivré au S. A’Court Granville Birkin William représenté par le Sr. Baumann, a Paris rue de la Bourse, N. 1 sans examen préalable, à ses risques et périls, et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description, un brevet d’invention de quinze années, qui ont commencé à courir le 16 Mars 1886, pour perfectionnements apportés aux canons revolver et autres canons et aux affuts pour les dits canons ayant pour but de les rendre automatiques.

Article deuxième.

Le présent arrêté, qui constitue le brevet d’invention, est délivré au S. A’Court Granville Birkin pour lui servir de titre. A cet arrêté demeurera joint un des doubles de la description déposés à l’appui de la demande.

Paris, le vingtdeux Juillet mil huit cent quatre vingt six Pour le Ministre et par délégation Le Chef du Bureau de la Propriété industrielle.

Memoire descriptif

à l’appui d’une demande de brevet d’invention de quinze ans pour perfectionnements apportés aux canons revolver et autres canons et aux affuts pour lesdits canons ayant pour but de les rendre automatiques. formée par William A’Court Granville Birkin, de meurant à Aspley Hall, Nottinghamshire — Angleterre

Description

Cette invention a X aux moyens par lesquels le mécanisme de la culasse pour ouvrir et fermer, pour charger et tirer et pour extraire la gargousse vide de n’importe quel canon revolver, canon à tir rapide ou toute arme à feu comparable, est mis en oeuvre automatiquement ou rendu automatique pendant que ce canon ou l’arme recule etre vient à sa première position. Elle a également pour but de recueillir la force formée par le recul, également de la retenir et de la régler et aussi de régler et de mesurer le developpement de cette force emmagasinée.

À cet effet, je monte le canon ou l’arme à feu sur un affût de recul qui peut être de n’importe quel mo-dèle assez long pour permettre au canon de se mouvoir verticalement et horizontalement. À quelque endroit de la partie fixe de l’affût je joins ou j’assoujettis un bras ou montant ou support ayant un substituant luimême un cylindre à frottement ou un bouton ou une came ramée ou d’autres instruments tels que roue, aile ou engrenage ou moyen desquels je fais manoeuvrer le levier ou la manivelle ou autre pièce destinée à faire manoeuvrer le mécanisme du canon ou de l’arme à feu, ou bien, je peux placer ces engins servant à faire manoeuvrer le mécanisme sur les parties mobiles qui portent le canon ou sur le canon lui même. Je peux retenir la force du recul par des combinaisons hydrauliques ou pneumatiques ou par des contre-poids ou par des combinaispns de frot-tements ou en levant le canon ou parties du canon, dans chaque cas, j’emmagasine, partir ou sans de la force en comprimant des ressorts ou autres ma-tières elastiques, ou en comprimant l’air ou en faisant le vide. Pour rendre

X X ce mouvement, je me sers d’une ou de plusieurs soupapes X par les mouvements du canon ou d’autres pièces construites de façon à permettre aux instruments employés d’offrir la plus grande résistance au X-ment du recul, avec diminution gra-duelle jusqu’à ce que la force néces-saire à faire manoeuvrer le mécanisme quand le recul a cessé, soit recueillie. La ou les soupapes sont aussi faites de manière à arrêter le mouvement, du canon avant que l’effet de la force emmagasinée ne commence à se produire Pour régler la force emmagasinée j’emploie comme régulateur ou modérateur une fusée ou un levier ou un engrenage, le tout basé et construit sur le principe de la fusée, dans le but d’égaliser le mouvement de telle sorte qu’il y ait assez de force enserrée pour qu’au moment où la resistance à vaincre est la plus grande ce qui peut avoir lieu à la fin de la manoeuvre du mécanisme Comme cette invention est applicable à à tout canon ou arme à feu tels que la Hotchkiss, le Vordenfeld, le Gardner le Gatling ou autres armes revolver ou armes à tir rapide ou canons à une ou plusieurs âmes, mais comme quelques uns d’entre eux ne sont as munis d’un magasin ou pourvoyeur et se chargent à la main, je construis un besoin pour les armes de ce genre dans le but d’utiliser au chargement spontané et au tir rapide le mouvement automatique du mecanisme, un pourvoyeur combiné avec un magasin ou autre chambre à munitions et quand cela est nécessaire je modifie l’extracteur ou autre partie ou parties du mécanisme de manière à fournir une extraction et une alimentation rapides en combinaison avec le mecanisme de la culasse et du tir. Par exemple, dans les canons á tir rapide Nordenfelt et Hutchkins dont les mécanismes de culasse ont beaucoup de points communs, je place autour de l’axe qui opère le mécanisme ou je fixe à un autre centre un extracteur simple ou double que je fais manoeuvrer après que la culasse a été ouverte soit par le mouvement du bloc de culasse soit par celui du coin. Par le contact de ce bloc mobile avec l’extracteur, ou l’extracteur se mettant en contact avec le point du levier qui fait manoeuvrer le mécanisme je le fais tourner autour de son centre avec une grande force. Quand ‘extraction est opérée je bouge un coussinet, ou autre pièce mobile X X supportant une gargousse dans le pourvoyeur au moyen d’un levier qui y est fixé ou qui en fait partie ou qui agit sur lui pour le principal levier ou bras ou autre pièce. En bougeant ce coussinet, ou cette pièce, je donne un mouvement rapide et soudain à un levier ou pelle ou bras fixé à un centre ou se mouvant autour de ce centre fixé lui même au fermoir ou pourvoyeur ou à la culasse ou à l’épaulière ou à une autre partie du canon. Ce levier est mû directement ou indirectement pas le coussinet ou même par d’autres parties du mécanisme permettant à la gargousse de tomber dans le creux en arrière de la culasse ouverte et il la pousse ensuite dans la chambre du canon. Il est bien entendu que si l’arme comporte plus d’une âme toutes les pièces ou certaines d’entre elles peuvent être au besoin doublées ou trip-lées suivant le nombre des âmes. Je revendique les perfectionnements apportés aux canons-revolver et autres ca nons et aux affuts pour les dits canons ayant pour but de les rendre automatiques

Par procuration de l’inventeur:

William A’Court Granville Birkin

Vu pour être annexé au brevet de quinze ans pris le 26 mars 1886 pa le S. A’Court Granville Birkin Paris, le 23 Juillet 1886 Le ministre du Commerce et de l’Industrie Pour le Ministre et par délégation: Le Chef du Bureau de la Propriété industrielle

Deux rôles et demi et trois lignes formant un total de cent quarante deux lignes Quatre renvois contenant un mot chacun. Quatre mots nuls.

France 93612

Ministère de l’Agriculture et du Commerce

Durée: Quinze ans

N. 93612

Brevet d’Invention sans garantie du Gouvernement

Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Vu la loi du 5 juillet 1844; Vu le procès verbal dressé le 20 Décembre 1871, à 3 heure 6 30 minutes, au Secrétariat général de la Préfecture du département Faye d’une demande de brevet d’invention de quinze années, pour une arme à feu dite révolver-Faye

Arrête ce qui suit:

Article premier.

Il est délivré au S. P. Faye, Rue e S. Cloud, 59 à Turesne (Seine), sans examen préalable, à ses risques et périls, et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description, un brevet d’invention de quinze années, qui ont commencé à courir le 20 Décembre 1871, pour une arme à feu dite Révolver-Faye

Article deuxième.

Le présent arrêté, qui constitue le brevet d’invention, est délivré au S. Faye pour lui servir de titre. A cet arrêté demeurera joint un des doubles de la description avec dessin déposés à l’appui de la demande.

Paris, le quinze mars mil huit cent soixante douze Pour le Ministre et par délégation:

Le Directeur du Commerce intérieur

Description de l’arme qualifiée revolver Faye, pour laquelle l’inventeur demande au Gouverne-ment français, un brevet de quinze ans.

L’arme dont il s’agit se compose des pièces ci-après décrites:

1.Un canon A.B., ouvert par les deux bouts, et portant à sa bâse, une pièce métallique B.C. munie, dans sa longueur d’une petite tige verticale en forme de vix.

Le canon et sa pièce de soutien sont fixés ensemble.

2. Un bois E.F. creusé de manière à recevoir le canon et sa pièce de soutien, en lui permettant de glisser, en avant ou en arrière, dans son creuse.

Ce bois est terminé. à son extrémité opposé à la crosse, par un ferranent ??? dans lequel passe, en s’y vissant, une vis horizontale; et porte, vers son milieu, une entaille destinée à recevoir le système dont il sera ci-après parlé.-Sur cette entaille, repose une roue d’engrenage fixée sur un arbre ou pivot traversant le bois

Sous la poignée de la crosse, est fixée une pièce H. formant, entr’elle et le bois, un petit vide.-Cette pièce est nommée ici régulateur.

3. Un système métallique L., en forme de tablette à autant de trous qu’on veut donner de coups à l’arme. C’est dans cette pièce que se logent les charges de l’arme.

Sur le milieu de l’une des deux plus grandes surfaces, est fixée, extérieurement, une crémaillère se croisant avec la longueur des trous.

4.-Une pièce O. en forme de compas à autant de branches qu’il y a de trous ou cylindres creux dans le système L., avec observation qu’une roue-compas pour seule suffire au système le plus long.

5.-Un tube R. s’entaillant et se fixant dans la longueur de la poignée de la crosse.-Ce tube porte, à son extrémité supérieure, une fente droite

Le bout du tube (du côté de la fente) passe dans le ferrument, recul de la poignée, au moyen d’un trou pratiqué dans ce ferrumen

6.-Une tige P. dont une partie passe dans un ressort à Goudin, et dont l’autre partie porte une pièce quelconque (anneau ou cheville)

Cette tige s’introduit dans le tube R. dans lequel, elle coulisse selon les besoins, et porte ici le nom de marteau.

7.-Plusieurs cylindres métalliques et égaux i.i.i., dits cylindres-cartouches, destinés à recevoir les charges.

Chaque cylindre porte, au centre de sa bâse, une cheminée s’y vissant et y faisant saillie extérieurement.-La partie saillante est traversée par une aiguille; de plus, elle a son bout dentelé de plusieurs pointes en forme de scie.-L’aiguille et les dents de la cheminée formant ainsi un faisceau de points sur lequel s’appuie la bâse d’une capsule qu’on adapte au bout.-Ce concours de plusieurs pointes agissant à la fois sur le fulminate, détermine l’explosion sans exiger une pression aussi forte que celle ordinaire des armes à feu.

Observation.-Aux pièces qui viennent d’être décrites, se joignent d’autres de sûreté et d’ornement dont la description paraît inutile vu qu’elles ne sont que des accessoires.

Manière de monter l’arme.

1.Introduire le marteau P. dans le tube R., et loger, dans la poignée de la crosse, les deux pièces réunies

2.-Mettre le canon et sa pièce de soutien dans l’entaille du bois destiné à les recevoir, en faisant traverser le bois par la petite tige D.

Ceci fait, mettre un écrou au bout de cette tige.

3.-Dans l’entaille destinée à recevoir le système, placer la roue d’engrenage en faisant traverser le bois par l’arbre ou pivot; et, au bout de celui-ci, fixer le compas O. de manière à ce qu’il puisse jouer librement dans le vide du régulateur H. placé sous la poignée de la crosse.

4.-Sur la roue d’engrenage, placer le système L. en tournant en bas, bien entendu, le côté qui porte la crémaillère.

5.-Faire passer une des branches latérales du compas dans le vide du régulateur, de manière à faire affleurer celui-ci avec la branche.-Le régulateur et chaque branche étant d’égale largeur, on connaît (sans le voir) que l’affleurement a lieu lorsque les deux pièces peuvent être pincées ensemble avec deux doigts, ou simplement touchées ensemble avec un seul doigt.

6.-Lorsqu’une branche latérale du compas se trouve dans le régulateur, en affleurant avec lui, mettre un des trous latéraux du système en communication avec le trou du canon, et établir l’engrenage entre la crémaillère et la roue.-Cet engrenage s’obtient en poussant, en arrière, le canon vers le système, tout en maintenant celui-ci dans la communication qu’on vient de lui donner.

Dans cette position, le système et le canon se touchent, et on fixe définitivement ce dernier, ce qui se fait en serrant l’écrou de la petite tige D. et la vis G. laquelle vient ainsi pousser la pièce de soutien du canon en butant contre son épaulement C.

Fonctionnement de l’arme. L’arme étant préalablement montée comme il vient d’être dit, son fonctionnement a lieu de la manière suivante:

1.-Charger, à l’avance, autant de cylindres-cartouches qu’on se propose d’en employer, et en garnir successivement les trous du système.

2.-Mettre successivement chaque cylindre du système une fois chargé en communication avec le canon; et, lorsque cette communication existe, pousser en arrière avec le doigt, le marteau en faisant fléchir le ressort, et puis le lâcher vivement pour le faire frapper sur la capsule du cylindre.

Il importe de bien remarquer qu’on ne doit lâcher que progressivement c.à.d. absolument comme si l’on voulait obtenir la vibration d’un corps quelconque qui en est susceptible. Or, une vibration ne s’obtient qu’en abandonnant très vivement l’objet tout en le poussant vivement aussi, en sens opposé. Les communications successives s’obtiennen en resserrant successivement, avec un ou deux doigts de l’une ou l’autre main, chaque branche du compas dans le vide du régulateur.-À chaque fois qu’une branche, après avoir passé dans cette pièce affleure avec elle, on est sûr d’une communication parfaite, parce que chaque branche correspond à une ligne droite (imaginaire) qui, à chaque affleurement, joindrait un des trous du système au trou du canon, en passant par le centre des deux.

Ainsi donc, les diverses communications reposent sur un glissement ou coulissement du système mis en action par l’engrenage.

2.Observation.-La roue, sa crémaillère, son compas et le régulateur peuvent être entièrement supprimés chaque fois que l’arme n’a pas plus de 3 ou 4 coups, et que celui qui s’en sert, dans cette limite, a le libre usage de ses deux mains.

Dans l’hypothèse, on peut obtenir le coulissement du système en le faisant glisser dans l’entaille avec les doigts de l’une des deux mains; et pour régler les diverses communi-cations successives on se sert avantageusement du procédé suivant comme un exemple entre d’autres de simplicité.

En travers et au dessous de chaque tube du système, fixer une baguette ou poussoir d’une longueur égale à la largeur de l’entaille dans laquelle glisse ce système. Bien observer que le milieu de chaque poussoir repose sur le milieu de son tube.

Dans ce dernier mécanisme (par poussoirs), on obtient les communications successives en faisant glisser successivement, avec les doigts, chaque poussoir dans l’entaille; et lorsque les deux bouts d’un poussoir affleurent avec les deux côtés de l’entaille (ce qu’on sent très bien avec les doigts) on est sûr d’une communication parfaite. En effet, l’affleurement des poussoirs avec les côtés de l’entaille produit absolument le même effet que l’affleurement des branches du compas avec le régulateur, dans le mécanisme par engrenage.

3. Observation.-Il est à remarquer ce qu’on peut encore simplifier le mécanisme en supprimant les cylindres-cartouches. Effectivement, les charges peuvent très bien être logées dans les trous du système lui-même. Seulement, dans ce cas, chaque trou doit être muni d’une cheminée semblable à celles des cartouches, et présenter une bâse (1)

1) assez forte pour recevoir cette cheminée et pour supporter l’effet de l’explosion de la charge.

2.et enfin, que tout ce qui concerne les cylindres-cartouches, les cheminées à aiguille, les poussoirs et le régulateur, peut s’appliquer aussi bien au revolver ordinaire par tambour qu’au revolver décrit précédemment En effet, on conçoit très bien la grande facilité qu’il y a à fixer, sur les cylindres d’un tambour, des poussoirs quelconques pour lui imprimer des mouvements de rotation sur son axe, en les faisant passer successivement dans un régulateur dont l’établissement ne présente aucune difficulté. Les résultats obtenus par les deux systèmes (à tambour et à tablette) sont absolument les mêmes. Il n’y a de différence que dans la manière dont s’effectuent les communications successives avec le canon de l’arme. Dans le système à tambour, elles se produisent par un tournement circulaire tandis que, dans le système à tablette, elles ont lieu par un glissement horizontal

Déposé par le demandeur du brevet.

Turesnes, le 19 X 1871. S. Faye

France 63346 add

Ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics

Certificat d’addition à un Brevet d’Invention du 6 juin 1864.

N. du Titre principal 63346.

Brevet d’Invention sans garantie du Gouvernement

Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Vu la loi du 5 juillet 1844; Vu le procès verbal dressé le 26 Janvier 1865 à 10 heures 30 minutes, au Secrétariat général de la Préfecture du département de la Seine et constatant le dépôt fait par le S. Dumonthier d’une demande de brevet d’invention de quinze ans pris le 6 juin 1864, pour perfectionnements apportés das le montage des armes de toutes sortes, en ce qui concerne la poignée pour pistolets revolvers ou autres.

Arrête ce qui suit:

Article premier.

Il est délivré au Sr. Dumonthier, Célestin, représenté par le Sr. Hébé, á Paris, boulevard Sébastopole, 82 sans examen préalable, à ses risques et périls, et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description, un certificat d’addition au brevet d’invention de quinze années pris le 6 juin 1864, pour perfectionnements apportés das le montage des armes de toutes sortes, en ce qui concerne la poignée pour pistolets revolvers ou autres.

Article deuxième

Le présent arrêté, qui constitue le brevet d’invention, est délivré au Sr. Dumonthier pour lui servir de titre. A cet arrêté demeurera joint un des doubles de la description déposés à l’appui de la demande, la conformité entre les pièces descriptives ayant été dûment établie

Paris, le vingt deux mars mil huit cent soixante cinq Pour le Ministre, et par délégation:

Le Directeur du Commerce intérieur.

UNION NATIONALE

DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE,

Boulevard Sébastopol, 82.

BUREAU DES BREVETS D’INVENTION.

Mémoire Descriptif

Déposé à l’appui d’une demande de Brevet d’Invention de quinze ans, au nom de Mr. Dumonthier Célestin à Paris, Boulevard Sébastopol, 82. pour perfectionnements apportés das le montage des armes de toutes sortes Bréveté en France le 6 juin 1864 N. 63346

Description.

Le perfectionnement que j’ai apporté dans la fabrication des armes dont je suis l’inventeur consiste spécialement dans trois changements principaux, savoir:

1. Dans la nouvelle organisation de la porte de la culasse qui sert toujours de tire cartouche, mais dont le pivot mobile pour le mouvement d’exécution se trouve augmenté d’une petite goupille fonctionnant comme il sera plus bas décrit.

2.Dans une ouverture pratiquée à la culasse destinée à recevoir la goupille, c’est par cette ouverture que s’accomplit le fonctionnement de cette goupille

3.Dans la goupille faisant partie du pivot; l’ouverture pratiquée à la culasse est placée sous la partie occupée par le chien de l’arme et la goupille placée dans cette ouverture en faisant mouvoir la porte de la culasse, la goupille suit le même mouvement et force le chien à quitter sa position normale pour venir se mettre au repos et la porte se trouve maintenue ouverte par un cran qui se trouve placé à la partie inférieure du chien. L’exécution a lieu instantanément. On peut pour plus de solidité et de justesse d’exécution pratiquer une légère rainure à la partie inférieure du chien 32 indiquant la marche de la goupille.

Une fois le chien maintenu sur le repos par l’ouverture de la porte de la culasse, on peut faire manoeuvrer le barillet à volonté et compléter la charge de l’arme en cas de besoin et dans toutes les circonstances voulues

Je me fais réserve d’appliquer ce nouveau système à toutes les portes de revolvers avec l’emploi d’un mécanisme quelconque pouvant être utilisé à cet effet et dont je revendique l’unique exploitation

Fondé de pouvoir

Vu pour être annexé au Certificat d’addition pris le 26 janvier 1865 par le Sr. Dumonthier

Paris, le 22 mars 1865

Le Ministre Secrétaire d’État au Département de l’Agriculture du Commerce et des Travaux publics

Pour le Ministre

Le Directeur Délégué

Un demi rôle et neuf lignes formant un total de quarante-et-une lignes

Un renvoi de cinq mots.

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