Patent: Bailey

France 39572

(22592)

BREVET D’INVENTION DE QUINZE ANS,

En date du 14 décembre 1858,

Au sieur BOUDIN, à Aix-en-Othe (Aube),

Pour un nouveau système d’aiguilles applicables aux métiers de bonneterie à côtes.

Pl. XLI.

Le nouveau modèle d’aiguilles présente plusieursavantages importants:

1º Cette aiguille est en acier trempé et d’une longueur calculée pour lui donner le ressort nécessaire pour remplacer les mouvements de va-et-vient des deux fontures du métier à côtes;

2º Par la pose fixe qu’elle occupe, elle remplace dans le métier circulaire le mouvement par engrenages de la fonture mécanique;

3º Elle permet d’exécuter facilement le métier à côtes circulaire intérieur, ce qui jusqu’à ce jour a été reconnu presqu’impossible;

4º Elle réalise une économie considérable dans la construction des métiers;

5º Et enfin, un métier muni de ces aiguilles est léger à conduire, d’une fonction simple et régulière.

La planche XLI représente une portion de métier circulaire muni d’une aiguille en grande fonture et une en fonture dite mécanique ou verticale.

L’aiguille placée horizontalement est celle de grande fonture; elle est fixée dans le cercle A par la plaque B et est maintenue à environ 75 millimetres de la plaque B par un peigne en cuivre E, qui est fixé au métier, à la pièce D, par la vis D’; le cercle de métal G est la mécanique complétée par la plaque H et la vis H’, dans laquelle mécanique est posée l’aiguille, entre le cercle G et la plaque H réunis par la vis H’.

Le cercle de métal G est posé sur le galet I, qui luimême est posé sur un support K fixé à la partie inférieure de la colonne L, qui elle-même est supportée par la barre M, laquelle, à son tour, est fixée au porte-système O par une vis N; le portesystème est le même que celui du métier ordinaire.

Le peigne mécanique F, qui sert à maintenir l’aiguille mécanique, est soutenu par une colonne, avec équerre au bas, fixée avec la vis H’ de la plaque mécanique H.

J, tige de métal formant l’arbre du galet I.

Q, équerre dont la partie inférieure est fixée par une vis P sur la pièce K; la partie supérieure de cette équerre a une feuillure R qui sert à maintenir le cercle G, afin qu’il ne puisse dévier en aucun sens, tout en lui laissant la facilité de coulisser circulairement sur le galet I.

S, excentrique dont les ondulations, combinées avec celles de la pièce marquée U, ont pour effet de régulariser le vaetvient des aiguilles de mécanique; cette pièce S est fixée par une vis T à l’équerre Q.

U, pièce fixée par une vis V.

Pour les aiguilles horizontales, un second portesystème Z est placé sous le métier et fixé à l’arbre par une vis A’.

B’, excentrique dont les ondulations, combinées avec celles de la pièce D’, ont pour effet de régulariser le vaet-vient de la grande fonture. L’excentrique B’ est fixé sur le portesystème Z par une vis C’.

D’, pièce fixée par une vis E’ à la pièce M.

Les mailleuses et les roues de presse sont les mèmes que celles du métier ordinaire.