Patent: D. Levaux

Belgium 44653
Brevet de perfectionnement.

Le ministre de l’intérieur,

Vu la loi du 24 mai 1854;
Vu le procès-verbal dressé le vingt trois Mars 1878 à onze heures quarante neuf minutes
au Greffe du Gouvernement provincial de Liège
et constatant le dépôt régulier fait par le Sieur D. Levaux-Mas, représenté par le sieur Decortès-Mariette, à Cheratte,
d’une demande de brevet de perfectionnement,
pour un revolver avec extracteur automatique breveté en sa faveur le 11 octobre 1877 ;

Arrête :
Article 1er,

Il est délivré au Sieur D. Lavaux-Mas, à Cheratte,
un brevet de perfectionnement,
à prendre date le 23 Mars 1878 pour un revolver avec extracteur automatique.

Article 2eme,
Ce brevet lui est délivré sans examen préalable, à ses risques et périls, sans garanties soit de la réalité de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de l’exactitude de la description et sans préjudice du droit des tiers.
Au présent arrêté demeurera joint le duplicata, certifié conforme par le Sieur Levaux-Mas de la description avec le dessin déposé à l’appui de la demande.

Bruxelles, le 15 Avril 1878,
Au nom du Ministre de l’Intérieur,
Le Directeur Général de l’Agriculture et de l’Industrie,

Mémoire descriptif à l’appui d’une demande de brevet de perfectionnement pour une baguette extractive automatique applicable au revolver breveté en faveur du demandeur le 11 octobre 1877, et à tout autre revolver, demande formée par M. D.D. Levaux-Mas, fabricant d’armes à Blegny-Trembleur représenté par A. Decortès-Mariette à Cheratte, et déposée au Greffe du Gouvernement provincial de Liège le 23 Mars 1878.

Description

La baguette extractive se place dans un bourrelet à coulisse qui se trouve, comme à tous les revolvers ordinaires, du côté droit du puit du canon. Cette baguette porte à son extrémité un éperon mobile de haut en bas, et dont le talon prend logement dans une fente lui ménagée dans la coulisse du canon. Il est aisé de voir (fig.1.) que si l’on imprime à la baguette L un mouvement de rotation en avant le talon de l’éperon T forcera celui-ci à tourner autour de son axe, placé à l’extrémité de L, et il prendra la position indiquée par le pointillé en rouge dans la figure 2. Or, aussitôt que l’on fera glisser la baguette, la pointe de l’éperon T s’engagera sur le bout de l’un des trous du cylindre, sa forme conique d’abord, puis son mouvement de bascule de haut en bas forcera le cylindre à faire sur son axe une révolution qui placera le trou à décharger en face de la portière. En retirant la baguette L vers le bout du canon, l’éperon T reprendra sa position première (fig.1.) sous l’action du ressort et sera prêt à faire la même opération sur le trou suivant du cylindre.
Cette modification permet de faire sortir du cylindre le cartouches tirées sans avoir besoin de faire tourner celui-ci à la main, comme cela se pratique communément. En effet cette baguette automatique fait tourner le cylindre avec plus de promptitude et de précision, sans qu’il soit pour cela nécessaire d’aucun autre mouvement que celui qui se pratique ordinairement sur tous les revolvers dans tire-cartouches.

Cheratte, le 23 Mars 1878.
Pour le demandeur,
A Decordtès-Mariette.