Patent: Barbier et Cie

France 197423 add

2º ADDITION en date du 16 avril 1890.

(Extrait.)

Pl. VII, fig. 79 à 94.

Cette seconde addition a pour objet les perfectionnements décrits ci-après, et de bien préciser les quelques revendications principales que nous avons faites dans ledit brevet, ainsi que dans la première addition, et de les compléter au sujet de plusieurs applications spéciales que la pratique nous a fait reconnaître.

Fig. 79 à 83, cartouches-projectiles, dans lesquelles le fulminate qui compose la charge de la cartouche est renfermé dans une capsule métallique ou autre matière résistante convenable, qui fait une saillie prononcée en arrière du projectile P, dans lequel ladite capsule C est logée en partie.

Cette capsule renfermant la charge de fulminate peut remplacer la charge de l’une quelconque des cartouches-projectiles décrites dans le brevet et dans la première addition, de même que le brevet nº 175797, dans celui 164456, ainsi que dans celui 149433 et dans les additions à chacun de ces trois brevets, en sorte que les cartouches-projectiles ainsi composées peuvent être employées au lieu et place de ces mèmes cartouches.

La capsule C peut être, soit fixée et sertie d’avance dans le projectile, ou elle peut être fixée dans son logement au moment du tir, de même que pour les autres cartouches-projectiles que nous avons décrites dans le brevet et dont la charge se compose d’une capsule, fig. 1, 2, 4 et 5 du brevet, dans lesquelles la capsule est logée entièrement dans le projectile.

Pour assurer la tenue de la capsule dans la partie arrière du projectile et faciliter la pose de cette capsule au moment du tir, soit que ladite capsule soit logée entièrement dans le logement pratiqué à l’arrière du projectile, soit qu’elle soit logée partiellement dans ce logement et qu’elle fasse, par suite, saillie à l’arrière du projectile, le trou ou logement de la capsule porte des cannelures, fig. 8o, longitudinales ou obliques, qui existent sur toute la circonférence ou sur une partie seulement de la circonférence de ce trou.

Ces cannelures sont évasées ou refoulées facilement par la capsule que l’on peut introduire à la main, et elles maintiennent suffisamment cette capsule dans son logement, pour permettre de la tirer dans une de nos armes ou dans toute arme analogue.

La forme des projectiles peut être quelconque, et la butéc dans l’arme, pour assurer l’inflammation du fulminate sous le choc du percuteur, peut avoir lieu, soit par la partie avant du projectile, fig. 79, avec emploi de la capsule faisant saillie à l’arrière et sertie d’avance dans le projectile, et aussi avec emploi d’une capsule faisant saillie à l’arrière, fig. 79, oulogée entièrement dans le projectile, pour le cas de la pose de l’amorce ou capsule au moment du tir, dans un logement cannelé, décrit pour la figure 80 ou non cannelé; l’avantage de cette disposition étant principalement de posséder séparément des projectiles et des armures que le tireur réunit au moment qui lui convient le mieux, pour utiliser la cartouche ainsi composée dans un tir inoffensif ou dans un tir d’exercice, suivant la composition et la charge de la cartouche.

La butée du projectile dans l’arme peut également avoir lieu par le bourrelet B placé à la partie arrière, fig. 81, ou par la réunion de la partie avant du corps de la cartouche ou du projectile avec le bourrelet, pour former une surface tronconique à génératrice droite, fig. 82, ou courbe, fig. 83, ou par un autre endroit intermédiaire sur une longueur du corps C’ de la cartouche.

Tout ce qui précède s’applique d’ailleurs à toutes les cartouches-projectiles que nous avons décrites dans le brevet et dans la première addition, qui ne sont pas encore mentionnées dans cette seconde addition, telles que: fig. 3, 6 à 10, fig. 57 à 63 bis; et tout ce qui a été décrit et revendiqué dans ces deux documents, au sujet de ces diverses cartouches-projectiles, s’applique également au cas de l’emploi d’une capsule faisant saillie ou non à l’arrière du projectile, sertie d’avance dans cedit projectile, de même qu’au cas d’une capsule faisant ou non saillie à l’arrière du projectile, et rapportée ou placée dans son logement par le tireur, au moment du tir ou avant, si tel est son désir, conformément à ce qui a été décrit précédemment.

Les cartouches-projectiles munies d’une capsule faisant saillie à l’arrière du projectile pouvant d’ailleurs être, dans chaque cas de la pose de cette capsule, soit placées dans la chambre de l’arme avant l’introduction de l’obturateur, ou être placées à l’extrémité dudit obturateur avant sa pénétration dans l’arme.

Nous avons reconnu que les divers logements pratiqués à l’arrière des projectiles pour y loger directement le fulminate, dispositions que nous avons décrites et représentées spécialement pour les cartouches-projectiles, fig. 1, 3, 5 à 10 et fig. 57 à 63 bis, donnent d’excellents résultats, mais que pour obtenir un tir absolument précis et exempt d’inconvénients, lorsque la charge du fulminate est relativement forte, eu égard au diamètre du projectile, ce qui est le cas, par exemple, de nos cartouches-projectiles calibre 5mm 6, qui sont tirées à 30 mètres dans les armes de même calibre que celles qui tirent les cartouches actuelles à double culot métallique (bosquette ou autres similaires) il faut que le logement du fulminate ait la forme d’une cuvette plus ou moins profonde par rapport à son diamètre, c’est-à-dire que le logement doit aller en augmentant régulièrement depuis le fond jusqu’à sa partie arrière, et que la matière qui compose le projectile ne soit pas rabattue, ni ne forme bourrelet saillant sur le prolongement de la surface intérieure du logement du fulminate comprimé, la cartouche finie.

Nous obtenons également un bon tir lorsque ces dernières conditions ne sont pas exactement remplies lors de la compression du fulminate; mais ce tir est un peu moins précis que celui qui est obtenu en suivant les prescriptions indiquées ci-dessus, et que nous avons cru devoir décrire dans cette seconde addition, à l’appui des descriptions que nous avons faites dans le brevet et dans la première addition, afin de bien faire connaître que notre système de cartouche-projectile, avec logement direct du fulminate dans la partie arrière du projectile, est parfaitement praticable et donne d’excellents résultats, dans tous les cas d’emploi des diverses cartouchesprojectiles que nous avons décrites et représentées dans le brevet et dans la première addition.

Les divers obturateurs dont nous avons réclaméla propriété dans le brevet et dans la première addition pénètrent tous dans la partie arrière de la chambre de l’arme, ou dans une douille qui remplit l’office de cette chambre, pour obturer les gaz dus à l’explosion de la charge de la cartouche; or, quelles que soient les dispositions des mécanimes qui peuvent être employés pour obtenir la fermeture de la culasse, en réalisant la pénétration de l’obturateur dans la chambre, les mêmes mécanismes sont également applicables forsque l’obturateur métallique à paroi dilatable, ou autres obturateurs décrits par nous dans les documents signalés ci-dessus, est porté par le canon de l’arme sur lequel il est fixé.

Dans ce cas, la tête mobile de l’arme, ou la pièce servant à fermer la culasse, ou enfin une pièce portée par la tète mobile, enveloppe ledit obturateur, de telle sorte que, lors de l’inflammation de la charge, la pression des gaz applique la paroi de l’obturateur contre l’intérieur de la pièce qui l’enveloppe, afin d’obturer les gaz. Cette pièce-enveloppe remplit ainsi, à ce moment, le même rôle que la partie arrière du canon de l’arme, lorsque l’obturateur mobile, porté par le mécanisme de fermeture de la culasse, pénètre dans la chambre.

Tout ce qui a été dit, représenté et revendiqué dans le brevet et dans la première addition, concernant l’obturation des gaz à l’arrière d’une arme à feu, avec le cas de l’obturateur mobile pénétrant dans la chambre du canon de l’arme (ou de la douille mobile ou de la douille amovible), s’applique également dans les mêmes conditions d’emploi et de tir, au cas de l’obturateur fixé sur le canon de l’arme (ou sur la douille mobile ou sur la douille amovible), qui est alors enveloppé par une pièce de fermeture de la culasse, quelles que soient d’ailleurs la disposition et le fonctionnement du mécanisme de fermeture qui est employé.

Nous indiquons, fig. 84, à titre d’exemple, l’application d’un obturateur fixé sur le canon d’une arme à verrou, avec aiguille indépendante de la pièce-enveloppe de l’obturateur, et obturation des gaz autour de ladite aiguille percutrice, conformément à ce que nous avons déjà décrit dans le brevet et dans la première addition.

O, obturateur métallique à paroi mince extensible, fixé sur le canon C.

B, enveloppe de l’obturateur portée par la tête mobile D de l’arme.

V, verrou.

S, aiguille percutrice indépendante de l’enveloppe B, et dont le guide 1, faisant corps avec l’enveloppe B, est suffisamment long pour maintenir la cartouche M dans sa position normale.

Le verrou V, étant ramené en arrière, fait dégager l’obturateur O de son enveloppe B, ce qui permet d’introduire la cartouche M dans la chambre de l’arme, qui est alors comprise entièrement ou partiellement dans la longueur de l’obturateur O et de la partie qui sert à le fixer sur le canon C.

On voit, par ce qui précède, qu’on obtient ainsi une chambre suffisante en arrière de la cartouche, pour que les gaz puissent s’y détendre lorsqu’ils sont très brisants, ainsi que cela est le cas avec l’emploi du fulminate ou des poudres fulminantes.

Le canon de l’arme peut être considéré, soit comme fixe invariablement avec la crosse, ou comme étant mobile par rapport à la crosse considérée alors comme fixe. Chacun de ces deux cas généraux exigeant des mécanismes différents pour obtenir la fermeture hermétique de la culasse, afin de pouvoir tirer nos diverses cartouches ou toute autre cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible, nous employons les dispositions décrites plus loin, pour arriver au résultat voulu de la pénétration de l’obturateur mobile dans la chambre du canon de l’arme ou celle de l’obturateur fixé au canon, ou à la douille amovible ou à la douille mobile, dans la pièce-enveloppe portée par le mécanisme de fermeture de la culasse.

Lorsque le canon de l’arme peut être considéré comme fixé avec la crosse, la pénétration de l’obturateur porté par le mécanisme de fermeture dans la chambre de l’arme, ou la pénétration de l’obturateur porté par le canon dans la partie avant le mécanisme mobile de fermeture de la culasse, pour obtenir dans chaque cas la fermeture hermétique de ladite culasse, peut être réalisé par un procédé quelconque.

Nous indiquons, à titre d’exemples, les dispositions suivantes dont nous revendiquons particulièrement les applications, en répétition ou en plus des revendications que nous avons déjà faites dans le brevet et dans la première addition:

1º Par un mouvement en avant, suivant l’axe du canon, de tout l’ensemble du mécanisme de fermeture de la culasse, ainsi que cela existe dans les armes à verrou ou dérivant du verrou fusil Gras, par exemple.

Fig. 84, application de ce principe de fermeture de la culasse avec obturateur fixé au canon;

2º Par un mouvement de rotation plus ou moins étendu du porte-obturateur ou du porte-enveloppe, autour de son axe longitudinal, analogue à celui d’une vis, combiné avec un mouvement de rotation autour d’un axe, de l’ensemble du mécanisme de fermeture de la culasse, pour permettre de dégager suffisamment la culasse afin d’y introduire la cartouche.

L’axe de rotation de l’ensemble du mécanisme ou bloc de fermeture de la culasse pouvant d’ailleurs être placé dans une position quelconque, par rapport au plan de symétrie de l’arme passant par l’axe du canon de l’arme et par celui de la hausse, quelles que soient d’ailleurs la disposition du mécanisme de fermeture de la culasse et la position dudit axe sur l’ensemble de ce mécanisme.

Nous indiquons, fig. 85 et 86, à titre d’exemples, l’application de cette commande de l’obturateur ou de son enveloppe, suivant le cas, avec deux dispositions du mode de rotation du bloc de fermeture de la culasse.

C, canon de l’arme fixé avec la crosse.

O, obturateur mobile, pénétrant dans la chambre du canon.

B, porte-obturateur portant une vis à un ou à plusieurs filets continus, d’un pas tel que l’obturateur O rentre de la quantité voulue dans le bloc D, lorsque la poignée Ldu levier de commande de la vis du porte-obturateur B a décrit l’angle xyz, réglé dans chaque cas de la disposition d’ensemble de l’arme, pour permettre d’ouvrir la culasse afin d’introduire la cartouche dans la chambre du canon; l’angle xy z réglé à environ 135 degrés donne un bon résultat, mais on peut régler ledit angle à un autre nombre de degrés M, axe autour duquel le bloc D tourne pour ouvrir la culasse. Dans la figure 85 le bloc D se relève, tandis que dans la figure 86 ledit bloc D tourne d’un quart de tour environ, et se place en tra vers.

Après que la cartouche a été introduite dans la chambre, on remet le bloc D à la position indiquée sur le plan, après quoi, on agit sur le levier L dans la direction zyx, pour faire pénétrer l’obturateur O dans la chambre de l’arme.

La direction du mouvement du levier L varie avec la direction du pas des filets de la vis du bloc du porte-obturateur B.

P, percuteur de l’arme, dont la pointe p agit sur l’aiguille percutrice S que porte le porte-obturateur. Cette aiguille, indépendante de l’obturateur O, est ramenée en arrière au moyen d’un ressort R. L’obturateur O peut être également libre dans le porte-obturateur, mais il est alors limité dans son déplacement longitudinal qui a lieu sous le choc du percuteur.

Dans ce cas, l’aiguille percutrice est fixée dans l’obturateur O, fig. 87.

L’axe Mdu bloc D de la figure 85 peut être également placé sur le côté du canon, parallèlement ou obliquement au plan de symétrie de l’arme, ou encore être placé en avant en M’ ou en arrière en N, ou occuper une autre position quelconque convenable permettant d’ouvrir la culasse.

3º Au moyen de mouvements de translation et de rotation successifs puis combinés du porte-obturateur, ainsi que cela a lieu pour la fermeture à vis échancrée des culasses des canons de campagne ou autres de l’armée française.

Dans ce cas, l’obturateur ou l’enveloppe de l’obturateur, suivant le cas, libre ou non dans le sens de la rotation dans le bloc qui le porte, est placé dans son logement à l’arrière de l’arme, au moyen d’un mouvement rectiligne en avant, puis d’un mouvement de rotation autour de son axe, limité à une fraction de la circonférence, soit 1/6 par exemple, si les échancrures des filets de vis, qui sont généralement égales aux pleins, sont de 1/6 de la circonférence, mouvement de rotation qui produit également un mouvement combiné de translation rectiligne, par le fait de la pénétration du filet de vis du bloc de fermeture dans ceux qui sont pratiqués à l’arrière de l’arme, dans le logement dudit porte-obturateur. L’aiguille percutrice est fixée dans l’obturateur ou dans l’enveloppe dudit obturateur, forsque cet organe est libre dans le bloc qui le supporte, bien que limité dans sa course et qu’il reçoit le choc du percuteur.

Lorsque l’obturateur ou l’enveloppe est fixé avec le porteobturateur ou porte-enveloppe suivant le cas, ou qu’il est libre seulement dans le sens de la rotation autour de son axe, l’aiguille percutrice est indépendante de l’obturateur ou de l’enveloppe, et elle reçoit le choc du percuteur.

Le tout étant d’ailleurs, dans chaque cas, disposé comme nous l’avons décrit précédemment et représenté fig. 85 à 87 dans le brevet ainsi que dans la première addition. Le bloc de fermeture peut être indépendant ou relié avec un support à charnière qui permet d’ouvrir la culasse, ainsi que cela existe dans les canons français.

L’ensemble peut être également disposé comme fig. 85 et 86, dans lesquelles le bloc à vis échancrée remplace le bloc à vis à filets continus; en sorte que tout ce qui a été dit et représenté fig. 85 à 87 s’applique aussi au cas de la vis échancrée.

Dans la figure 88, l’obturateur O porté par le bloc B pénètre dans la chambre du canon de l’arme C; la tranche arrière du canon est espacée suffisamment du support R qui est fixé avec la bascule 1, le bloc porte-obturateur Best maintenu dans le support R au moyen de la vis à filets échancrés.

L’espace qui existe entre la tranche arrière du canon et la partie avant du support fixe R, doit être suffisant pour permettre d’introduire la cartouche dans l’àme du canon. Tout ce qui a été dit pour les figures 85 à 87, au sujet du mode de percussion et de l’aiguille percutrice, s’applique également au cas de la figure 88.

4º Par un mouvement de translation rectiligne du bloc qui porte l’obturateur ou l’enveloppe de l’obturateur, suivant le cas, combiné avec un mouvement de rotation de l’ensemble du mécanisme de fermeture de la culasse, autour d’un axe placé dans une position quelconque par rapport au plan de symétrie de l’arme.

Cet axe peut être placé à une distance quelconque de la tranche arrière du canon, mais il faut que la fermeture de la culasse puisse avoir lieu par le mouvement en avant de l’obturateur ou de l’enveloppe, dans la direction de l’axe du canon ou dans une direction suffisamment approchée, mouvement en avant qui peut, à la limite, se combiner et se confondre avec un mouvement circulaire seulement de l’ensemble du mécanisme.

La figure 74 de la première addition est, par exemple, de l’application de cas spécial, avec l’obturateur pénétrant dans la chambre de l’arme.

La figure 35 du brevet et la figure 75 de la première addition s’appliquent à ce quatrième cas. Il en est de même de ce qui a été dit et représenté fig. 85 à 87, en remplaçant la vis à filet continu par le bloc, fig. 35 et 75 désignées cidessus, bloc qui est commandé par un excentrique circulaire pour ouvrir ou pour fermer la culasse bloc, sur lequel peut être fixé soit l’obturateur, lorsque celui-ci pénètre dans la chambre de l’arme, soit l’enveloppe de l’obturateur lorsque ledit obturateur est fixé sur le canon, quelle que soit d’ailleurs dans chaque cas, comme pour tout ce qui précède, la disposition de l’obturateur qui est employée, et dont nous avons revendiqué la propriété au brevet et dans la première addition, de même que dans les brevets antérieurs 149433, 164456 et 175797, en combinaison avec nos cartouches-projectiles et cartouches-vitesse, ou de toute cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible.

Lorsque le canon de l’arme est mobile par rapport à la crosse de l’arme considérée comme fixe, la pénétration de l’obturateur, porté par le mécanisme de fermeture de la culasse dans la chambre de l’arme, ou la pénétration de l’obturateur porté par le canon dans la partie avant du mécanisme mobile de fermeture de la culasse, pour obtenir dans chaque cas la fermeture hermétique de la culasse, peut être réalisée par un procédé quelconque.

Nous indiquons, à titre d’exemples, les dispositions suivantes, dont nous revendiquons particulièrement les applications en répétition ou en plus des revendications que nous avons déjà faites dans le brevet et dans la première addition.

Pour ouvrir la culasse, le canon peut être animé des mouvements suivants:

1º D’un mouvement de translation suivant son axe, qui peut être réalisé au moyen de dispositions mécaniques quelconques, comme par exemple celle employée dans les pistolets du système Reinette de Paris, qui est bien connue des armuriers et des tireurs, ou en utilisant un excentrique dont l’axe se trouve dans le plan de symétrie de l’arme ou dans un plan parallèle, et qui agit dans un châssis fixé au canon ou sur deux tenons, ou une vis à filets échancrés, reliée convenablement avec le canon et agissant dans un écrou fixé avec la crosse, ou réciproquement analogue à ce que nous avons décrit précédemment, pour le troisième cas de la fermeture de la culasse avec canon fixé à la crosse; ou encore une vis à filet continu installée comme celle à filets échancrés:

2º D’un mouvement de translation suivant son axe, combiné avec un mouvement de rotation autour du même axe ou autour d’un axe parallèle, ce qui peut être réalisé au moyen d’une vis à filet continu commandée par le canon et reliée convenablement avec lui; ou encore en utilisant de même une vis à filets échancrés, analogue à ce que nous avons décrit pour le troisième cas de la fermeture de la culasse avec canon fixé à la crosse;

3º D’un mouvement de rotation autour d’un axe placé dans un plan perpendiculaire au plan de symétrie de l’arme; tel est le cas, par exemple, des fusils Lefaucheux ou autres en dérivant;

4º D’un mouvement de rotation autour d’un axe perpendiculaire à la direction de l’axe du canon, et placé dans le plan de symétrie de l’arme, autour d’un axe parallèle à la direction de ce premier axe. Plusieurs fusils ont été fabriqués suivant cette disposition;

5º D’un mouvement de rotation autour d’un axe parallèle à celui du canon, d’une amplitude suffisante pour que la chambre du canon soit découverte par le côté de la batterie, de manière à permettre d’introduire la cartouche dans ladite chambre. Plusieurs fusils ont été fabriqués suivant cette disposition. Les fusils à tonnerre multiple (genre revolver), de même que les revolvers, sont compris dans cette catégorie;

6º D’un mouvement de translation latérale, parallèlement à l’axe du canon, et quelle qu’en soit la direction par rapport au plan de symétrie de l’arme.

Nous indiquons ci-après, à titre d’exemples d’application, plusieurs dispositions qui sont respectivement applicables dans les divers cas du mouvement du canon de l’arme indiqués cidessus.

C, fig. 89 et go, canon se déplaçant longitudinalement suivant son axe pour ouvrir la culasse de la quantité voulue, permettant d’y introduire la cartouche.

O, obturateur qui pénètre dans la chambre du canon C, fig. 89, et qui pénètre dans l’enveloppe E, fig. 9o. L’obturateur 0, fig. 89, et l’enveloppe E, fig. 90, sont fixés avec le support M qui fait partie de la bascule N, ou qui est fixé avec elle.

Le percuteur Pagit sur l’aiguille S qui est libre dans l’obturateur O ou dans l’enveloppe, et les gaz sont obturés suivant l’un des procédés que nous avons décrits précédemment et dans le brevet ainsi que dans la première addition.

Le mécanisme de commande du canon, pour produire son déplacement longitudinal, peut être quelconque et, par exemple, analogue à l’un quelconque de ceux que nous avons indiqués précédemment, pour les cas des mouvements du canon nºˢ 1 et 2, auxquels les figures 89 et go sont applicables.

Dans chacun de ces cas, l’obturateur, fig. 89, ou l’enveloppe, fig. 90, peuvent être également indépendants du support M et être mobiles dans la direction de leur axe. L’aiguille percutrice peut être alors fixée dans ces parties, sur lesquelles le percuteur Pagit pour produire l’inflammation du fulminate de la cartouche, ainsi que cela est représenté fig. 91, pour le cas d’une aiguille fixée dans l’obturateur O pénétrant dans la chambre de l’arme

V, vis limitant la course de l’obturateur O.

C, fig. 92 et 93, canon de l’arme, se déplaçant pour permettre d’introduire la cartouche dans la chambre, suivant l’un quelconque des mouvements décrits précédemment de 1º à 6º.

O, obturateur pénétrant dans la chambre de l’arme, fig. 92, et pénétrant dans l’enveloppe E, fig. 93.

L’obturateur 0, fig. 92, et l’enveloppe E, fig. 93, sont fixés avec la pièce B porte-obturateur ou porte-enveloppe, qui porte une vis à filet continu et qui fonctionne pour faire pénétrer l’obturateur dans la chambre de l’arme ou dans celle de l’enveloppe, conformément à ce qui a été expliqué, fig. 85 et 86.

Pour les mouvements du canon nº 1 et 2, le canon C se déplace d’une partie de la course nécessaire, afin de permettre de charger l’arme, l’autre partie de la course étant effectuée par le porte obturateur B.

Pour les mouvements du canon nº 3 à 6, le porte-obturateur B doit effectuer la course voulue pour dégager l’obturateur de son logement, afin que le mouvement du canon puisse se produire dans chaque cas.

La disposition représentée fig. 86 peut être également employée avec chacun des mouvements nº 1 à 6, et dans les mêmes conditions générales que celles représentées fig. 92 et 93.

La vis à filet continu du porte-obturateur B, fig. 92, ou du porte-enveloppe B, fig. 93, suivant le cas, peut être remplacée pour chaque mouvement du canon ou pour une vis à filets échancrés, ainsi que nous l’avons décrit particulièrement par le mouvement nº 3 du porte-obturateur, correspondant au cas du canon fixe par rapport à la crosse, et ce, aussi bien pour les dispositions, fig. 92 et 93, que pour celle de la figure 86.

De même, le porte-obturateur B, fig. 92, ou le porte-enveloppe B, fig. 93, peut être remplacé par le bloc A et sa commande de la figure 35 du brevet, ou par celui A et sa commande de la figure 75 de la première addition, bloc qui est muni dans chaque cas de l’aiguille percutrice qui lui correspond, soit aiguille mobile pour le cas de la figure 35, et aiguille fixe dans celui de la figure 75.

Le bloc A et sa commande, fig. 35 et 75, peut être également employé avec la disposition de la figure 86, en remplacement du porte-obturateur portant une vis à filet continu.

L’excentrique E des figures 35 et 75 désignées ci-dessus, commandé par le levier L, est alors maintenu, pour les cas des figures 92 et 93, dans la pièce fixe Mreliée à la bascule de l’arme, et, pour le cas de la figure 86 dans le bloc D. La manœuvre se fait dans chaque cas, ainsi que cela a été décrit précédemment dans le brevet et dans la première addition.

Toutes les combinaisons d’aiguilles percutrices et d’obturateurs, en combinaison les unes avec les autres, qui ont été décrites précédemment dans le brevet ainsi que dans la première addition, sont applicables aux cas des figures 92, 93 et 86, avec les divers mécanismes décrits précédemment, produisant le mouvement en avant de l’obturateur ou du porteobturateur, pour le cas du canon mobile par rapport à la crosse considérée comme fixe, de même que pour les diverses dispositions décrites précédemment pour le cas du canon fixé avec la crosse.

Tout ce qui a été dit et représenté dans le brevet et dans la première addition, au sujet de l’obturation des gaz à l’arrière d’une arme à feu, tirant des cartouches-projectiles ou des cartouches-vitesse ou encore des cartouches combustibles ou pouvant être assimilées à des cartouches combustibles, s’applique et complète les diverses descriptions et dispositions générales et de détails analogues, que comprend cette seconde addition, qui forme ainsi un tout indissoluble avec notre brevet et la première addition, auxquels il faut se reporter pour tout ce qui, dans cette seconde addition, ne paraîtrait pas suffisamment explicite, aussi bien pour la description que pour le plan.

De même, les diverses dispositions et descriptions de cette seconde addition, concernant l’obturation des gaz en général, tant décrites dans ce qui précède que dans ce qui suit, s’appliquent également à ce qui a été dit et représenté dans le brevet et dans la première addition, et nous nous réservons d’ailleurs d’utiliser au besoin nos divers perfectionnements les uns avec les autres en combinaison.

Dans le brevet et dans la première addition, nous avons revendiqué l’emploi de nos divers systèmes d’obturation et de mécanismes de fermeture de culasse, pour obturer les gaz dans une arme à feu tirant une cartouche-projectile ou une cartouche-vitesse et, en général, une cartouche combustible ou pouvant être assimulée à une cartouche combustible.

Nous avons reconnu que ces divers systèmes, qui donnent d’excellents résultats dans le tir des armes à feu, peuvent être également employés pour obturer les gaz moteurs dans une arme quelconque qui utilise, pour le tir de projectiles appropriés, soit l’air comprimé ou un gaz quelconque et, en particulier, le gaz acide carbonique liquéfié.

Nous employons l’un quelconque de nos divers obturateurs, quelle qu’en soit d’ailleurs la construction, pour obturer à la partie arrière de l’arme soit l’air comprimé, soit le gaz employé comme moteur, autour du percuteur ou du distributeur, dont le déplacement sous le choc du percuteur principal laisse passer le volume nécessaire de l’un ou de l’autre de ces agents, pour projeter à une distance suffisante le ou les projectiles au dehors du canon de l’arme, quelle que soit d’ailleurs dans chaque cas la disposition du mécanisme employé pour arriver au résultat voulu.

Nous indiquons, à titre d’exemple, l’application de ce qui précède à la disposition décrite par monsieur Giffart dans le brevet nº 199087 (Emploi du gaz liquéfié pour le tir des armes).

C, fig. 94, canon de l’arme fixé avec la crosse.

R, réservoir de gaz liquéfié fixé sous le canon.

A, chien percuteur.

D, distributeur portant un obturateur métallique E actionné par le chien A articulé en U. La course du chien ou percuteur A est limitée au moyen du butoir B, que l’on règle à volonté.

S, soupape de distribution du gaz liquifié fixée au distributeur D. Cette soupape est ouverte de la quantité voulue pour laisser passer le gaz liquéfié qui se rend dans le conduit M, et, de là, dans la chambre de l’arme pour actionner le projectile P.

La soupape S se referme automatiquement après que le volume de gaz liquifié, déterminé, est sorti du réservoir R. Le distributeur D est prolongé en arrière du chien A qu’il embrasse par une partie H qui est guidée en I.

Z, ressort à boudin faisant appliquer constamment le taquet T sur le chien A, afin de maintenir la soupape S de distribution appliquée sur son siège, lorsque le chien est armé ou qu’il se trouve à sa position de repos A, à laquelle il revient automatiquement par l’effet du ressort qui l’actionne, ainsi que cela a lieu dans les platines dites rebondissantes, aussitôt qu’il a buté sur le butoir B et fait ouvrir la soupape S de la quantité voulue réglée par ledit butoir. Le ressort Z se trouvant comprimé par l’effort du retour du chien à sa position de repos A ramène alors l’obturateur E en arrière, jusqu’à ce que la soupape S soit appliquée sur son siège.

Lorsque le chien est à la position A’ de l’armé, le ressort Z est comprimé au maximum, et il applique suffisamment la soupape S sur son siège, même lorsque le réservoir Rest vide.

Le réservoir Rporte une petite soupape X qui le maintient chargé de gaz liquéfié, ce qui permet de le transporter et de le placer facilement dans son logement sous la canon de l’arme ou dans un autre emplacement convenable.

Aussitôt que le réservoir est vissé à moitié environ dans son support yla petite soupape X se trouve soulevée de sur son siège par la rencontre de sa tige t avec la soupape S, ce qui permet alors au gaz liquéfié de traverser la soupape S chaque fois que celle-ci est écartée de son siège par le choc du percuteur ou chien A.

Le ressort qui actionne le chien A, la gâchette et son ressort sont d’ailleurs installés d’une manière analogue à ce qui existe dans les carabines de tir.

Le chien A porte un bouton J, qui sert à l’amener à sa position de repos A lorsque, pour une raison quelconque, on ne veut pas tirer, le bouton J traverse le côté de la platine pour être accessible à la main du tireur.

K, bloc qui porte l’obturateur 0, lequel pénètre dans la chambre du canon C pour y obturer les gaz; l’obturateur O porte une tige b destinée à placer le projectile P à la position voulue dans la chambre du canon C’, afin que le gaz puisse agir sûrement sur lui pour le faire sortir de l’arme, le bloc K est commandé par l’excentrique circulaire Q commandé par la manivelle L, disposition que nous avons déjà brevetée, et dont il est également question dans la présente addition.

N, armature portant le bloc K; cette armature embrasse le canon C et elle est articulée en F, axe autour duquel tourne l’ensemble de l’armature N et du bloc K pour ouvrir la culasse du canon C, afin de permettre l’introduction du projectile P.

Le bloc K porte un taquet ou ergot n, suffisamment long pour entrainer l’extrémité du chien A jusqu’à la position de l’armé en A’, lorsqu’on agit sur la manivelle L pour ouvrir la culasse, en sorte que le chien A est armé en même temps qu’on ouvre la culasse du canon C.

f, frein à ressort qui agit sur l’excentrique Qpour maintenir le levier à sa position L’ par rapport à l’armature N, lorsque ladite armature est levée ou que l’obturateur O ne pénètre pas dans la chambre du canon C.

On voit, par ce qui précède, que l’ouverture du canon C se fait facilement, et que le gaz est obture hermétiquement autour du distributeur D, de même qu’à l’arrière du canon C’ par la pression que ce même gaz développe à l’intérieur de chacun des deux obturateurs E, 0, ce qui fait appliquer leurs parois sur les parties de l’arme dans lesquelles ils pénètrent. On voit également que la distribution du gaz se fait régulièrement et automatiquement par le mouvement rebondissant du chien et que, en outre, la pose du réservoir R ou son remplacement peut se refaire facilement et sûrement. Le projectile P peut être remplacé par un projectile possédant une toute autre forme et être composé de plomb massif ou non, ou être remplacé par une charge de petits plombs. De même, le canon C peut être rayé ou lisse, dans toute sa longueur ou dans une partie seulement. La charge de petits plombs peut être renfermée dans une enveloppe en papier ou autre matière suffisamment résistante.

Pour tirer avec cette arme ainsi disposée, le réservoir R étant rempli de gaz liquifié, on opère comme suit: On agit sur la manivelle Lpour ouvrir la culasse du canon en relevant l’armature N, le chien A se trouve alors à sa position de l’armé, puis on introduit le projectile-balle ou petit plomb, dans la chambre de l’arme, après quoi on abaisse l’armature N et on introdnit l’obturateur O dans la chambre, ce qui fait placer le projectile à sa position voulue, au ras du conduit M, au moyen de la tige b que porte l’obturateur O. L’arme est alors prête pour le tir, que l’on effectue en agissant sur la gachette de l’arme. Le chien agissant alors sur la soupape S, le gaz liquéfié se répand dans le conduit M, et, de là, dans la chambre de l’arme où il actionne le projectile P. On répète les mêmes opérations pour tirer un second coup, et, ainsi de suite, jusqu’à épuisement de la pression dans le réservoir R, on remplace alors ce réservoir par un nouveau, en opérant comme cela est indiqué précédemment.

Quel que soit le fluide gazeux, ou air comprimé, renfermé dans le réservoir R qui peut d’ailleurs être disposé d’une toute autre manière et posséder un volume quelconque, on voit que le fonctionnement de l’arme est assuré au moyen de deux obturateurs E, O.

On peut également remplacer le mécanisme de fermeture de la culasse de la figure 94 par un verrou analogue à ce qui existe dans le fusil Gras, pour obturer seulement la culasse et armerle chien, ou employer un autre mécanisme convenable, permettant l’emploi de l’un de nos obturateurs.

Tout ce qui se rapporte, dans le brevet, dans la première addition et dans la présente addition, à la construction et au mode de fonctionnement des divers obturateurs qui y sont mentionnés, s’applique à ce qui précède, en y supprimant ce qui concerne le fonctionnement et l’obturation des gaz autour de l’aiguille percutrice, qui n’est pas utilisée dans ce cas spécial.

Nous revendiquons, par suite, l’application de nos divers mécanismes de fermeture de culasse, ainsi que celle de nos divers obturateurs, en cas de l’emploi de l’air comprimé ou du gaz acide carbonique fiquéfié ou de tout autre gaz, pour le tir des armes, soit que ces armes tirent balle à balle ou à répétition.

Nous revendiquons également la propriété de l’ensemble de la disposition mécanique décrite ci-dessus et, en particulier, celle qui consiste à armer le percuteur au moyen du mécanisme de fermeture de la culasse, afin qu’il n’y ait qu’un seul et mème mouvement pour produire simultanément l’armement du chien du percuteur ou l’ouverture de la culasse.

Nos diverses cartouches peuvent être tirées facilement dans la même arme, fig. 94, après y avoir fait les quelques modifications suivantes: le bloc Kporte-obturateur est remplacé par un bloc portant un obturateur, dans lequel l’aiguille percutrice est fixée, conformément à ce que nous avons déjà décrit.

Ledit bloc est disposé de manière que l’obturateur puisse avancer dans la chambre de l’arme, sous le choc du percuteur A, qui agit alors sur l’ergot n convenablement disposé. L’ouverture p de communication du conduit Mavec la chambre du canon c est alors bouchée, après avoir enlevé la soupape S au moyen d’une tige que l’on visse à la place du bouchon V. L’arme est alors disposée pour le tir de nos diverses cartouches ou de toute autre cartouche combustible ou pouvant être assimilée à une cartouche combustible.

Pour tirer, il suffit d’introduire dans la chambre la cartouche qui remplace le projectile P. Nous revendiquons cette disposition en combinaison avec celle d’une arme disposée pour le tir, et qui utilise un gaz moteur quelconque: air comprimé, par exemple, un gaz liquéfié ou autre gaz convenable, ce qui fait ainsi que cette arme peut être alors considérée comme possédant un double emploi, arme utilisant les matières détonantes ou inflammables, arme utilisant un gaz moteur quelconque pour le tir des projectiles.