Patent: Lee

France 1429

26 juin 1823.

BREVET D’IMPORTATION ET DE PERFECTIONNEMENT DE CINQ ANS

(Déchu par Ordonnance du Roi du 16 septembre 1825),

Pour une arme à feu à chambres tournantes, avec laquelle on peut tirer d’une manière prompte et sûre plusieurs coups successifs,

Au sieur LÉE (William Elliot), de Londres.

Le mécanisme à l’aide duquel on peut tirer successivement plusieurs coups est appliqué ici à un pistolet, que l’on voit dans sa longueur et en coupe, fig. 1re. et 2e., Pl. 24e.

a, Cylindre dans lequel sont forés cinq trous ou chambres cylindriques, que que l’on voit en b, fig. 3e., où ce cylindre est représentépar le bout. Chacune de ces chambres, qui sont du même calibre que le canon, est destinée à contenir une charge.

Le cylindre a tourne sur un axe c, de manière qu’on peut faire coïncider successivement toutes les chambres avec le canon. Ainsi, quand le contenu de l’une des chambres a été déchargé, on tourne le cylindre, et on fait coïncider la chambre suivante avec le canon, et ainsi de suite jusqu’à la dernière charge.

L’amorce est déposée dans le bassinet, chaque fois que l’on ferme la batterie.

Les chambres b s’unissent au canon d par le moyen d’un drageoir e, et elles sont poussées contre le canon, et maintenues à leur place par un ressort à boudin f, enveloppé autour de l’axe c.

g, Boîte fixée après la crosse de l’arme, et dans laquelle tourne la pièce à chambre a.

h, Bassinet attaché sur la boîte g, et duquel l’amorce est con duite à la lumière.

De petits trous communiquant dans les chambres et leur servant de lumière sont pratiqués dans le cylindre, de manière à ce que, quand une des chambres coïncide avec le canon, sa lumière correspond avec l’ouverture inférieure du bassinet.

Pour éviter que le cylindre ne soit repoussé par l’effet de la poudre, un verrou i vient appuyer derrière et contre cette pièce, en la pressant du côté du canon ce verrou est maintenu contre le cylindre par un butoir k, fixé à l’axe de la noix au moment de la détente, c’est- à-dire à l’instant de l’explosion.

La fig. 4e. montre l’intérieur de la platine, dans laquelle on voit le butoir k; le grand ressort l, le ressort de gâchette m; la gâchette n et la bride o, qui est fixée au corps de platine par trois vis.

La fig. 5e. fait voir la batterie, qui est à magasin, et la fig. 6º. représente cette batterie en coupe.

p’, fig. 6., Magasin dans lequel se place la poudre d’amorce.

q, Cylindre creux ou robinet recevant du magasin une quantité de poudre suffisante pour une amorce; dans cette même fig. 6e., la batterie est représentée ouverte, dans la position où le robinet reçoit la poudre du magasin.

Une petite tringle r, fig. 1re. et 5º., est fixée par l’une de ses extrémités au canon, de manière à pouvoir tourner sur la vis s; l’autre extrémité est attachée au robinet au bout du levier t. Par le moyen de cette tringle, lorsqu’on ferme la batterie, l’ouverture du robinet se tourne en bas, et alors ce robinet dépose l’amorce dans le bassinet.

On voit donc, par cette disposition, que le robinet reçoit l’amorce quand on ouvre la batterie, c’est-à-dire quand on lâche la détente, et que l’action de fermer la batterie amorce l’arme.

L’arme à feu dont on vient de faire la description pourrait tout aussi bien être à percussion qu’à pierre.