Patent: Pidault

France 32286 Additional

CERTIFICAT D’ADDITION,

En date du 4 décembre 1858.

Les perfectionnements objet de cette addition consistent:

1º Dans un système d’arrêt de sûreté pour rendre l’arme inoffensive;

2º Dans une bascule chasse-cartouche, pour débarrasser le tonnerre de la cartouche servant indéfiniment;

3º Dans une culée mobile à ressort d’emboitage qui, étant débrayée, laisse le tonnerre mobile et indépendant et permet l’introduction et la sortie des cartouches.

Cette même culée d’emboîtage étant embrayée solidarise le tonnerre;

4º Dans la disposition de la cartouche, qui permet d’utiliser indéfiniment l’enveloppe et le bouchon intérieur avec enclume en fer trempé ou acier.

La planche LX représente, fig. 9 et 10, une vue extérieure et par bout du révolver débarrassé de son bois de crosse et du canon.

La figure 11 indique à part la culée mobile avec le ressort d’emboîtage, ouvert pour permettre l’introduction d’une cartouche dans le tonnerre.

Le système d’arrêt que j’ai combiné assure à mon révolver un très-grand avantage sur ceux employés jusqu’ici, car, dans une marche, un voyage, on n’a plus à craindre le soulèvement accidentel de la détente, qui n’a plus alors assez d’action sur le chien quand il est placé dans son arrêt.

Cette suppression de tout contact avec la cartouche évite toute explosion imprévue.

Je dispose, à cet effet, sur la culée a un cran b dans lequel le chien, une fois engagé, s’oppose à toute action de la détente.

Le cran de l’arrêt de sûreté a un autre avantage, c’est d’indiquer en même temps la position où il faut ramener le tonnerre pour charger.

Cette culée a est disposée de manière à être tout à fait indépendante du tonnerre c pendant le chargement ou la sortie des cartouches par les orifices d.

J’obtiens ce résultat au moyen d’un emboîtage à ressort disposé de telle sorte que lorsqu’il est ouvert, comme l’indique la figure 3, la pièce a est tout à fait libre et indépendante du tonnerre, mais que, lorsqu’il est fermé, les deux pièces sont solidaires et tournent ensemble chaque fois que l’on met le chien en garde.

Les trous fpratiqués sur la pièce a sont coniques, ainsi que l’extrémité du chien, pour venir frapper exactement sur la place de la cartouche qui doit produire par la percussion l’inflammation de la poudre.

Pour faciliter le déchargement du tonnerre, j’ai combiné également une bascule indiquée au repos et en action, fig. 9.

Elle consiste en un levier h, pivotant en i et relié à une pièce k, dont la fonction est de chasser la cartouche quand on a placé le mécanisme dans la position indiquée en ponctué.

La cartouche que j’emploie indéfiniment, et qui est représentée fig. 14, se compose d’une enveloppe emboutie l, dans laquelle se place un bouchon en zinc o avec une enclume m en fer trempé ou en acier.

L’enveloppe emboutie l est dessinée en coupe longitudinale, fig. 14, et le bouchon o à enclume m est représenté en coupe et plan, fig. 12 et 13.