Patent: Unge

France 208459

BREVET nº 208459, en date du 25 septembre 1890,

A M. UNGE, pour une arme à feu avec disposition pour charger et tirer automatiquement.

(Extrait.)

Pl. X.

Cette invention a pour objet des dispositions spéciales ap portées dans la construction des armes à feu et dont la com binaison les met à même d’exécuter tout ou partie du travail requis pour le chargement et le tir, sans que la force ma nuelle ni la force de recul ne soient employées.

La force requise pour exécuter ce travail s’obtient à l’aide de l’air comprimé dans le canon devant le projectile ou du gaz qui remplit le canon au moment où le projectile a quitté la bouche, et, suivant le besoin, d’une partie du gaz qui agit pour pousser le projectile au dehors du canon. L’air ou le gaz comprimé vient agir sur un piston ou autre organe de ce genre qui comprime un ressort, l’air ou quelque chose de ce genre, dont la tension sert à ouvrir le mécanisme et à emmagasiner le travail nécessaire pour repousser le piston ou pour ouvrir directement un mécanisme de chargement par la culasse, et sert en outre à bander un ressort ou quelque autre mécanisme, qui peut ensuite fermer, charger el éventuellement tirer. Par la raison qu’un gaz comprimé agit dans toutes les directions, l’air comprimé ou le gaz expansible peut, à l’aide de tuyaux ou de canaux, être conduit dans un mécanisme et agir sur celui-ci; ce mécanisme peut être placé à un endroit quelconque non seulement du canon de l’arme faisant feu, mais aussi à côté de l’arme, ou bien sur le canon d’une arme voisine. Dans le dernier cas, l’air comprimé et le gaz développé dans un canon peuvent être forcés à faire le chargement et le tir d’une arme voisine.

Les figures 1 à 7 représentent des dispositions schématiques des manières différentes de réalisation du principe susmentionné.

A, fig. 1, canon d’une arme à feu.

B, projectile introduit dans la chambre.

C, anneau métallique fixé à la bouche et muni d’un épaulement D, qui peut aussi ètre fixé au canon. Dans cet épaulement se trouve un canal F, qui communique soit avec un ou plusieurs trous E percés dans la paroi du canon, soit avec un cylindre G fixé à l’épaulement D. Dans le cylindre est un piston H dont la tige traverse l’un des fonds du cylindre ouvert dans cette direction, en étant muni en dehors d’une tête K, constituant le support de l’une des extrémités d’un ressort à boudin L entourant le cylindre, et dont l’autre extrémité est fixée au cylindre. Au côté de l’épaulement opposé à celui où est fixé le cylindre se trouve une boîte à soupape M, dans laquelle une pièce métallique O peut être déplacée à l’aide d’une vis N; cette pièce est munie d’une languette métallique P, qui, à l’aide de la vis, peut être forcée à couvrir plus ou moins l’ouverture d’entrée entre le canal F et le cylindre G.

En faisant feu , le projectile B comprime l’air devant lui dans le canon, et cette pression se propage par les trous E et le canal F dans le cylindre, ce qui fait que le piston tend à se mouvoir dans le cylindre en bandant ainsi le ressort. Le projectile ayant passé les trous E, le gaz s’échappe en partie par la bouche et en partie il entre par les trous E dans le cylindre, de façon à augmenter encore la pression sur le piston et à bander le ressort. Lorsque la pression dans le canon et sur le piston cesse, le ressort à boudin bandé commence à ramener le piston à sa place antérieure, mais le piston et le mécanisme de fermeture, à l’aide d’un arrangement convenable étant accouplés automatiquement l’un à l’autre à la position arrière du piston, le mécanisme de fermeture s’ouvre pendant le mouvement rétrograde du piston. Pendant ledit mouvement, un autre ressort situé dans ou auprès du mécanisme est bandé, lequel ressort à son tour ferme le mécanisme ouvert de la manière décrite.

La languette ou la soupape flexible Pa pour a but d’empêcher l’air comprimé ou le gaz arrivé dans le cylindre de s’échapper trop rapidement, et elle est mobile, afin de pouvoir régler cette vitesse à volonté, de sorte que le mécanisme de fermeture de l’arme à feu, par l’influence du ressort, ne se meut pas plus rapidement qu’il n’est désirable.

Dans le cas où la force obtenue par l’air comprimé ou le gaz expansible ne suffirait pas à exécuter le trait nécessaire pour faire fonctionner le mécanisme, il faut utiliser aussi une partie de la foree avec laquelle le gaz dans le canon agit sur le projectile pour le faire sortir; ceci peut se faire en dépla çant les trous Eet l’anneau métallique avec le cylindre en l’a menant le plus près possible de la chambre de canon, de fa çon à avoir la force requise. Dans ce cas, le gaz agissant sur le projectile, après que celui-ci a passé les trous E, peut être aussi dans le cylindre G en augmentant la pression sur le piston.

Le gaz peut, évidemment, être amené à un endroit quelconque, par exemple immédiatement en avant de la chambre, en adaptant l’ouverture de la communication à la pression maximum du gaz échappé.

Au lieu d’employer un ressort L par la compression duquel une partie du travail exercé sur le piston est emmagasinée, on peut aussi faire comprimer au piston l’air contenu dans le cylindre de l’autre côté du piston, lequel cylindre doit alors évidemment étre fermé. De même, le cylindre peut être placé au côté opposé de l’épaulement D, et dans ce cas le gaz est admis dans le cylindre également du côté opposé du pis ton.

Cette disposition est montrée dans la figure 2, et le piston H se meut en revenant dans le même sens que la culasse en ouvrant la chambre. Les trous Esont ici percés près de la chambre, ce qui fait que le gaz, agissant sur le projectile, agira aussi pendant quelque temps sur le piston dans le cylindre.

Cette figure montre aussi une autre disposition pour contre balancer le mouvement du piston retournant II. Cette dispo sition consiste en ce que la partie du cylindre G contenant l’air pour comprimer le gaz est, à l’aide d’une soupape à clapet G, divisée en deux compartiments et que cette soupape à clapet est traversée d’un petit trou. Quand le piston s’avance sous l’influence de la pression du gaz, l’air est comprimé dans ces deux compartiments pendant que la soupape a été ouverte par la pression, mais lorsque le piston s’arrête et que l’air comprimé à son tour agit en poussant sur le piston, la sou pape se referme en n’admettant la communication entre les deux compartiments que par leurs trous, ce qui fait retarder le contre balancement de la pression dans les deux comparti ments et, par conséquent, retarder le mouvement du piston.

Le cylindre peut être placé dans une position quelconque relativement au canon, et le gaz n’a pas besoin d’agir directement sur le piston, mais le cylindre peut, au contraire, être rempli d’un liquide, et communique avec un réceptacle imperméable au gaz, dans lequel est conduit le gaz.

La figure 3 fait voir, à titre d’exemple, le cylindre placé dans le prolongement du canon et communiquant avec le canon à l’aide d’un tuyau R.

La figure 4 fait voir le cylindre placé perpendiculairement au canon et le piston agissant sur un obturateur mobile perpendiculairement au canon avec de l’air comprimé comme agent actif.

La même figure 4 fait voir par des lignes pointillées comment les réceptacles peuvent être disposés pour employer du liquide. Dans le réceptacle S on peut introduire un piston pour séparer le liquide du gaz.

Le dessin montre la position du mécanisme au moment où le projectile sort de la bouche. Le ressort qui est joint au mécanisme de fermeture et qui a pour but d’en exécuter la fermeture est omis tant aux figures précédentes qu’aux figures suivantes.

Le cylindre avec son piston peut, évidemment, aussi être remplacé par un compartiment fermé avec des parois élastiques, dans lequel on conduirait le gaz par un tuyau. Par la pression du gaz, les parois se courbent, et, par suite, une tige fixée sur l’une des parois peut subir un mouvement de va-etvient.

La figure 5 représente cette disposition à titre d’exemple.

G, compartiment fermé à parois élastiques composé de plaques métalliques ou de toute autre matière convenable. Al’une des parois est fixée une tige I, qui, lors de la dilatation et de la contraction du compartiment fermé ou de la boite, reçoit un mouvement de va-et-vient en agissant ainsi sur le mécanisme de fermeture. Pour effectuer la construction de la boîte, on peut appliquer un ressort à boudin F s’appuyant contre le côté de la boite, lequel ressort est comprimé par la dilatation de la boite mais comprime la boite lorsque cesse la pression dans son intérieur.

Un mouvement de va-et-vient d’un piston dans un cylindre peut aussi s’obtenir en renfermant une boile élastique G dans un compartiment fermé Q, avec lequel communique un cylindre avec piston H, comme fig. 6. Lorsque le gaz par le tuyau R arrive dans la boite, celle-ci se dilate, et si elle est remplie d’un liquide ou d’air, il est forcé de sortir du compartiment U entrant dans le cylindre, où il déplace le piston H et sa tige. L’air se trouvant au côté opposé du piston Hest alors comprimé, et une partie de la force est, par ce moyen, emmagasinée pour ramener le piston aussitôt que le pression du gaz dans la boite diminue; dans ce cas également, un ressort peut être employé au lieu de l’air pour emmagasiner la force. Ces dernières dispositions sont plus convenables aux canons d’un grand calibre.

Dans les armes à feu à plusieurs canons, le mécanisme à charger et à faire feu de chaque canon est mis en mouvement à l’aide d’un cylindre à gaz ou d’une boîte élastique appliquée à chaque canon, mais, dans ce cas, l’air ou le gaz qui doit faire fonctionner le mécanisme n’est pas pris dans le canon auquel appartient le mécanisme à charger qui est commandé par lui, mais il est pris au canon voisin, ce qui procure l’avantage de permettre que le mécanisme d’un canon soit ouvert par la pression du gaz directement, pendant que l’on fait feu avec le voisin, ou de permettre de disposer les mécanismes en cercle.

La figure 7 représente cette disposition avec seulement trois canons. Les cylindres à gaz G ou l’un quelconque des mécanismes susmentionnés sont ici montrés à titre d’exemple, derrière les canons. Du canon A le gaz est conduit par le tuyau Rau cylindre G lorsque ce cylindre agit sur le mécanisme à charger du canon A’; ce mécanisme à charger, par exemple, peut être celui représenté fig. 8. Lorsque le coup de celui-ci est lâché, ce qui peut également se faire automatiquement, le gaz passant par le tuyau R’agit sur le cylindre G” qui commande le mécanisme à charger du canon A”, et en faisant ſeu avec ce canon, le gaz est conduit par le tuyau R” au cylindre G qui commande le mécanisme à charger du canon A.

Si alors chaque canón est muni d’un magasin à cartouche, toutes les cartouches peuvent de cette façon être tirées automatiquement, si le mécanisme à faire feu est automatique, seulement parle fait que le premier coup d’un canon quelconque a été tiré. Les canons peuvent évidemment être placés en plan à côté l’un de l’autre, ou superposés, ou bien placés dans un cercle, de façon à former un cylindre, ou d’une manière quelconque, car ils communiquent l’un avec l’autre de la même manière. Le mécanisme à charger et à tirer avec emploi de la disposition susmentionnée est convenable aux petits calibres, surtout tous les mécanismes à charger avec l’extraction droite.

Les figures 8 et 9 représentent une arme à feu, dont le mécanisme est disposé de façon que le chargement et le tir peuvent se faire à l’aide de la pression du gaz du canon, selon ce qui a été dit plus haut.

Sur la figure 8, le mécanisme est montré fermé, et sur la figure 9, ouvert.

Les figures 10 à 16 sont des coupes d’après les sections indiquées au dessin.

Comme il a été déjà dit pour le système de chargement et de tir dont il s’agit, un mécanisme de fermeture à mouve ment recliligne convient le mieux, c’est pourquoi le mécanisme représenté sur le dessin appartient au système dit de barres avec extraction droite (c’est-à-dire sans tourner le piston).

a, canon vissé comme à l’ordinaire dans la boîte b, qui est munie d’un fond b’ taillé à jour en arrière, afin que les par ties voisines aient la place nécessaire pour se mouvoir. La boîte b contient le cylindre mobile c avec le fond de secousse c’, et en arrière, dans le cylindre, se trouve le piston mobile d muni du manche e, tandis que le devant du cylindre c con tient le grand ressort f et le marteau g. Le piston d qui est creux contient la tête du marteau h de laquelle saillit le mar teau lui même. La tête du marteau peut avoir un mouvement de va-et-vient dans le piston d, et est en bas munie d’un cran h’, dans lequel entre un cliquet i fixé au cylindre lorsque la téte hest retirée. Le grand ressort fest, par ce moyen, retenu bandé. Sous le cylindre se trouve un encliquetage qui peut tourner autour du boulon o, fixé à la boîte b, et qui, lorsque le mécanisme est fermé, par l’un de ses bras à bec m entre dans la tête du piston de la platine, fig. 1, derrière le cylindre, de sorte que celui-ci avec les extrémités des côtés descendants c² peuvent à leur tour s’appuyer contre le bras. Contre le côté intérieur de l’autre bras n du cliquet s’appuyant par les bouts, se trouvent les côtés descendants cªdu cylindre c. Sur l’un des côtés c² le cliquet i est fixé. En bas, le piston d est muni d’un bec p, à l’aide duquel le piston dans son mouvement rétro grade rencontre le bras m en le forçant ainsi à descendre.

Dans la position d’embrayage, fig. 1, le bras m s’appuie avec sa partie en forme de poitrine contre le renfort de la boîte p’, de sorte que celui-ci, à son tour, peut constituer un appui sûr pour le cylindre au moment de faire feu. Le levier s coopère avec la détente a’; son extrémité opposée est munie du cliquet g, qui peut s’engager dans le cliquet i’ combiné avec le cliquet i’, et qui, conjointement avec l’extrémité du levier, est forcé à monter par le ressort à boudin i².

l’, barillet contenant un ressort à lame enroulé en spirale. Autour du barillet est enroulée une bande de traction u, de métal ou d’une autre matière convenable, dont l’extrémité est fixée au piston d. En faisant sortir cette bande par le mouvement rétrograde du piston et du cylindre, le barillet tourne et le ressort se bande, de sorte que celui-ci, à son tour, tend à ramener le mécanisme à sa première position. Obliquement sous le canon se trouve le cylindre à gaz v avec le piston v’, dont l’extrémité coupée en biais est munie d’un cran v².

Quand le piston x dans le cylindre se trouve en repos, c’està-dire à la position montrée fig. 9, le piston s’appuie contre le conducteur en clef x’, fixé à la boîte. Entre le canon et le cylindre v s’étend le canal d’ par lequel, au moment de faire feu, le gaz peut entrer dans le cylindre. Du devant du piston de la platine descend un épaulement d² rendu visible sur le dessin, en ce qu’une partie de ce devant reste. Cet épaulement est saisi par la tige du piston dans son mouvement rétrograde, car le cran de la tige du piston v² embrasse l’épaulement d². En outre, l’arme à feu est munie d’un magasin à cartouches disposé d’une manière connue, et le mécanisme de la platine peut être entouré d’une enveloppe ou plaque a³ indiquée à la figure 9 avec des lignes pointillées.

Le fonctionnement des mécanismes à gaz et de chargement est le suivant:

Avant de lacher le coup, le piston occupe la position montrée fig. 9. Au moment de faire feu, l’air et le gaz se précipitent dans le cylindre, ce qui a pour résultat de faire avancer le piston, d’ouvrir la soupape à air f’ et de faire arriver le cran v² à l’épaulement d³ du piston de la platine, fequel épaulement est embrassé par le cran parce que la tige du piston un peu décomprimée tend à monter à cause de son élasticité. Par le mouvement du piston que nous venons de mentionner, la soupape à air f’ s’ouvre et l’air est comprimé devant le piston. Quand la pression du gaz cesse, l’air comprimé qui doit passer par la petite ouverture de la soupape à air, force le piston avec la tige à reculer, et alors le piston de la platine suit le mouvement à cause de l’embrayage de l’épaulement d² et la tige du piston. Le piston relâche alors d’abord le bras m, qui, immédiatement, est rencontré par le bec p qui le force à descendre. Le cliquet m n se tournant, l’autre bras n de ce der nier presse contre l’extrémité du côté postérieur c´ descendant du cylindre, de sorte que, même le cylindre, qui maintenant n’est pas empêché par le bras m, commence à rétrograder un peu. Entre le plan c² et le bras a il y a pourtant un petit intervalle, de façon à permettre au cliquet une certaine mobilité avant que le bras n ne rencontre le plan c².

Le mouvement rétrograde commençant s’accomplit parce que l’épaulement d’ a atteint la fin de l’ouverture pratiquée pour celui-là dans la paroi antérieure du cylindre. Le piston et le cylindre s’accompagnent maintenant jusqu’à ce qu’ils atteignent leur position extrême, fig. 9. Le mécanisme occupe maintenant sa position montrée fig. 9, et le grand ressort est bandé parce que le piston et le cylindre se sont déplacés relativement l’un à l’autre. Le cliquet i est également entré dans le cran h’ soulevé par le fond de la boite b’ sur lequel le cliquet i glisse.

Ici il faut observer que ce mouvement rétrograde que nous venons de décrire, suit le coup instantanément après la pression du tirer sur la détente pour tirer le coup précédent; c’est pourquoi le cliquet g occupe la position basse montrée fig. 9, par conséquent il n’empêche pas ledit mouvement rétrograde du mécanisme. Du reste le cliquet ne monte pas plus haut, pour que le mécanisme (la partie antérieure du cliquet i) puisse glisser par-dessus celui-là, quand même il se trouverait dans sa position supérieure.

Au moment du retour, la cartouche vide extraite comme à l’ordinaire, est jetée au dehors, et une cartouche nouvelle est conduite en avant du canon. De plus, l’extrémité de la tige du piston glisse sur le conducteur 2′, de sorte que la tige du piston est forcée en bas en lâchant ainsi l’épaulement d³, le tout pendant que le tireur continue sa pression sur la détente; à l’aide de la bande de traction u le mécanisme est de nouveau avancé par le ressort bandé dans le barillet, une cartouche nouvelle est introduite et le mécanisme est fermé.

Pendant ce temps, le piston continue à avancer jusqu’à l’ouverture de gaz d’, comme il est indiqué par les lignes pointillées en x², fig. 9. En bas, au piston de la platine se trouve une rainure dans laquelle peut entrer la pointe du cliquet i, mais non pas le cliquet i’ qui est plus large. Les bouts de devant du piston d de la platine dans laquelle est pratiquée ladite rainure se terminent par un plan incliné & pressant contre le cliquet i’, de sorte que celui-ci tend à descendre, ce qui, cependant, est empêché par le fond b’ de la boîte, jusqu’à ce que le cliquet atteigne l’extrémité coupée en biais b² du même fond. Par suite de la pression du plan i³ contre le cliquet i et par le fait que celui-ci ne peut être pressé en bas, le piston de la platine avance le cylindre devant lui, mais quand le cliquet atteint l’extrémité du fond de la boite, comme nous venons de dire, il est décomprimé par le plan i³. Lorsque le tireur relâche ensuite la détente, le cliquet q se lève en entrant dans le cliquet i’ parce que celui-là peut avancer en pivotant. Au moment où le cliquet i descend en glissant le long du plan b, le piston de la platine entre dans le cylindre sans être empêché par le cliquet i’. La tête du marteau h est, pendant ce temps, retenue par le cliquet i, qui, en partie, reste encore dans le cran h ‘, de sorte que le grand ressort continue à être bandé.

Le mécanisme occupe maintenant la position montrée à la figure 1, excepté que le grand ressort est bandé. Le coup est maintenant prêt à partir, ce qui arrive en pressant sur la détente a’, de sorte que le cliquet i est tiré en bas par le cliquet q. Cependant il faut observer que les cliquets i, g glissent l’un dans l’autre, quand même la pression sur la détente aurait cessé avant que le mécanisme soit fermé, parce que le cliqueti’ glisse alors directement dans le cliquet soulevé q, au-dessus duquel le mécanisme peut toujours glisser, la même marche est ensuite répétée de la même façon, le piston avec sa tige restant dans une position un peu plus retirée que celle montrée fig. 9.

Si l’on veut faire feu à la main, c’est-à-dire exclure le mécanisme à gaz, on fait faire au conducteur z ‘ un tour de 180 degrés, ce qui fait rétrograder le piston jusqu’à ce que le canal d’ soit fermé par le piston x. Le piston rétrograde jusqu’à ce que le conducteur en chef, en tournant, saisisse le cran v² à la tige du piston. De même, la bande u se détache du piston de la platine, de sorte que l’attache entre la bande et le piston doit être disposée de façon que la bande puisse être facilement désembrayée.

La figure 17 fait voir un exemple d’une disposition appliquée aux revolvers pour les armer automatiquement.

A³, culasse pivotant autour d’un tourillon creux B’. Dans le tourillon B’ se meut la tige C, appartenant à un piston se mouvant dans un cylindre à gaz D’. La queue de la tige du piston s’appuie contre le chien E’, auquel le cliquet d’alimen tation Fest fixé à l’aide du boulon G³. L’épaulement H’ est fixé sous le canon et cet épaulement est traversé par le canal à gaz l’ s’étendant jusqu’au canon. Au piston est fixé le bras K’, qui peut se mouvoir dans une coulisse le long du cylindre à gaz; cette coulisse L’ est plus large et coudée à angle droit, ce qui fait que le bras K’ et le piston peuvent être arrêtés dans une position telle, que le piston couvre l’ouverture à gaz I’. En tournant le piston, la queue de la tige du piston peut, à l’aide d’un panneton M² entrant dans le chien E’, ou d’une autre manière, être arrêtée au chien.

N’, cliquet pivotant autour du corps du revolver, cliquet ressemblant à F, et ayant pour but d’empêcher le mouvement rétrograde du culassier, lorsque le chien s’abat en tirant le cliquet Fen bas.

O’, pièce tournant autour d’un boulon et munie d’un cran dans lequel s’engage le bec du chien, quand celui-là est bandé. La partie inférieure est munie d’une dent contre laquelle s’appuie le bras R³ fixé à la détente P’. Le bras R³ est, en avant, allongé par un ressort qui s’appuie contre la cheville fixe S. L’extrémité postérieure du bras R³ s’appuie contre le plan incliné F’, ce qui fait que, au moment de retirer la détente, le bras R³ peut être forcé à relâcher la pièce O’ aussitôt qu’elle s’est déplacée et à laisser le chien libre. Lorsque le coup part, le piston fait rétrograder le chien, et, à ce moment, la culasse tourne, de sorte qu’une cartouche nouvelle peut arriver devant le canon et le chien s’arrête dans sa position bandée. En relachant maintenant la détente, celle-ci s’avance en même temps que le bras R³ saisit la dent de la pièce O’, après quoi on peut lâcher un nouveau coup.